Prompt ou Prédiction : Quand l’IA n’Optimise plus le Futur, mais nos Libertés

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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Prompt ou Prédiction : Quand l’IA n’Optimise plus le Futur, mais nos Libertés

La grande illusion de l’intelligence artificielle, c’est son pouvoir prétendu d’unifier toutes les expériences humaines, des finances aux RH, du codage à la mobilité, tout en répandant son doux parfum de disruption “responsable”. Prenons l’actualité techno du jour : entre les nouveaux navigateurs IA comme Atlas d’OpenAI (censé révolutionner la façon dont nous errons sur le web) et le déploiement de Perplexity dans Firefox, on a l’impression d’assister à une bataille darwinienne : qui parviendra à imposer à l’utilisateur son nouveau clergé algorithmique ? Mais à force de tout “optimiser”, nos outils deviennent-ils véritablement meilleurs, ou simplement plus “envahissants” ? Ce cher Max Zeff l’a bien senti : la supposée révolution, c’est parfois juste regarder une IA cliquer laborieusement sur des sites comme nous le faisions il y a cinq ans, avec moins de patience et plus de logs serveur.

Face à cette surenchère du “navigateur augmenté”, Firefox parie sur le buffet à la carte : integrate ton IA favorite sans forcer, bride ton expérience à ton bon plaisir, et fuis la dictature du “tout automatique”. Mais cette douce illusion du choix s’évapore dès lors que la plupart des géants (Salutations, OpenAI et Google) injectent leur IA comme on saupoudre du piment sur des Biryani de start-up indienne, dans l’espoir qu’un nouveau génie IA fusionnera à la sauce masala (Google + Accel). La diversité technique n’est qu’un mirage, dissimulant une uniformisation croissante de nos comportements, tous sculptés à coups de prompts et de guidelines UX, alors que des plateformes comme Salesforce jurent d’alléger le développement logiciel jusqu’à “l’ambiance” (traduisez : réunion-dont-vous-êtes-le-héros).

L’ironie, c’est que l’automatisation se propage aussi là où l’humain se croyait encore irremplaçable. Les RH se font “cercliser” à coups d’agents IA qui trient, gèrent, paient, recrutent mieux que votre DAF du siècle passé. Dans la finance, le chatbot Moneybot de Cash App transmute le moindre mouvement d’argent en insights algorithmique, et chez Oura, le stress devient quantifiable au doigt près (Oura santé). Même l’énergie, ce bastion minéral du “hard”, se fait hacker par la simplicité maligne d’une boîte solaire (Exowatt) ou des batteries nomades ressuscitées façon Anode. En toile de fond, ce sont toujours nos données qui forment la matière première de cette ère IA-native : l’optimisation permanente, c’est ici surtout l’optimisation du contrôle — sur nos habitudes, nos choix, nos corps et bientôt nos villes avec les robotaxis sensés fluidifier mais surtout surveiller Londres (Waymo à Londres).

À force de vouloir tout automatiser, on ne sait plus très bien qui pilote réellement — l’IA ou l’utilisateur… ou simplement le marché.

Derrière la “vibes” nectar de l’IA, on observe la géopolitique déterminer les règles du jeu : la guerre des talents IA atteint des sommets dignes de la ligue des champions, avec Meta qui dégomme OpenAI et Thinking Machines à coups de milliards, tandis que la grande kermesse douanière Trump vs. Xi (tarifs + contrôles à foison) met cryptos et Nasdaq KO en une journée. L’écosystème de l’innovation n’est pas qu’une grande aventure de code et de cloud : il est tandem avec la volatilité politique, énergétique, et sociale. Quand toutes nos expériences sont déléguées à une poignée d’algorithmes, et que les algorithmes sont dictés par le contexte économique et diplomatique, avons-nous vraiment choisi notre avenir digital ?

La question fondamentale n’est peut-être plus de savoir si l’IA changera la navigation, le code, le recrutement ou l’énergie, mais dans quelle mesure ce grand remplacement algorithmique emprisonne nos libertés sans bruit. À vivre dans l’anticipation et l’automatisation, en croyant “gagner” du temps, nous n’avons jamais été aussi proches d’un monde où le libre arbitre se dissout dans le confort du prédictif : ce n’est pas la révolution du choix… mais l’art subtil de l’aiguillage. Alors, chiche, on “prompt” quoi demain ?

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