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Credits image : Mathew Schwartz / Unsplash

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Teradar va-t-il changer le jeu des capteurs automobiles avec la technologie térahertz ?

Peut-on faire confiance à une jeune startup promettant de révolutionner les capteurs automobiles avec une nouvelle technologie que la plupart jugent impossible? Voilà la question que soulève l’arrivée de Teradar, une entreprise de Boston qui ne cesse de surprendre spécialistes et industriels du secteur.

Pourquoi Matt Carey, cofondateur et PDG de Teradar, jubile-t-il lorsqu’on lui dit « Je ne vous crois pas »? Quels secrets cache-t-il derrière son sourire et ses démonstrations techniques? Ce scepticisme ambiant, Carey l’accueille à bras ouverts. Selon lui, c’est exactement là où il veut emmener ses interlocuteurs : sur le fil du doute et de l’incrédulité.

Mais qu’a donc créé Teradar pour susciter tant de méfiance et de curiosité? L’entreprise travaille depuis plusieurs années sur un capteur à l’état solide, capable de “voir” à travers la bande térahertz—une gamme du spectre électromagnétique coincée entre les micro-ondes et l’infrarouge. Selon Carey, ce capteur combinera la robustesse et la capacité de pénétration du radar avec la résolution fine du lidar, tout en restant abordable. L’équation paraît trop belle pour être vraie: une qualité d’image supérieure, une longue portée, le tout sans pièces mobiles et à un prix accessible… comment ne pas douter?

La participation d’acteurs majeurs de l’automobile à ses démonstrations semble indiquer que le vent de doute pourrait bien tourner en faveur de Teradar.

Les réticences fondent toutefois quand Carey déploie une démonstration à grande échelle, comme lors du CES à Las Vegas en visant la foule avec son prototype, sous les yeux ébahis des grands noms du secteur auto. Les investisseurs semblent avoir été convaincus: la startup a réuni 150 millions de dollars grâce à des fonds prestigieux issus de la mobilité ou de la défense, à l’image du géant Lockheed Martin ou du Capricorn Investment Group. Dans un monde où les annonces technologiques pleuvent, qu’est-ce qui distingue vraiment Teradar du bruit ambiant?

Travaillant déjà avec cinq des plus grands constructeurs américains et européens et trois équipementiers majeurs, Teradar vise une intégration en série de ses capteurs sur les véhicules à compter de 2028. Son ambition est claire : faire de son “moteur térahertz modulaire” un standard des systèmes d’aide à la conduite ou de pilotage automatisé. Mais à quel prix? Carey affirme viser “quelques centaines de dollars”, bien loin des milliers que coûtent certains lidars. Se pourrait-il que la sécurité automobile devienne enfin accessible au plus grand nombre, y compris à ceux qui roulent en Ford Focus?

Derrière la quête technologique de Teradar, il y a un drame personnel. Carey explique que la perte d’un ami dans un accident, causé par des conditions où ni la caméra, ni le lidar, ni le radar traditionnel n’auraient pu voir l’obstacle, a été le déclencheur. Est-ce cette expérience humaine qui pousse l’équipe—avec des experts reconnus et des ingénieurs de classe mondiale—à dépasser les limites habituelles de la recherche térahertz, jusque-là réservée à l’industrie ou à la sécurité?

Reste une autre question clé: si Teradar a su convaincre là où tant d’autres projets similaires ont échoué, est-ce simplement par la force de sa techno, ou parce que le moment est enfin venu pour le térahertz dans les transports et la défense? Pour l’instant, les constructeurs automobiles semblent avoir rejoint la partie. Mais la prochaine étape sera-t-elle la généralisation sur les routes ou une simple démonstration de plus ?

Source : Techcrunch

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