a heart is shown on a computer screen

Credits image : Alexander Sinn / Unsplash

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L’intelligence artificielle peut-elle percer le mystère de notre santé quotidienne ?

Pourquoi, à l’heure où le marché regorge d’applications santé et de trackers ultra-performants, avons-nous encore tant de mal à comprendre la logique de notre bien-être quotidien ? Des indices éparpillés — sommeil ici, alimentation là, activité ailleurs — mais jamais d’image cohérente. Faut-il vraiment multiplier les gadgets et les applis pour prendre soin de soi, ou existe-t-il enfin une solution qui rassemble toutes ces données pour dévoiler le puzzle de notre santé ?

La jeune pousse new-yorkaise Bevel affirme détenir la clé de cette nouvelle ère proactive. Grâce à une levée de fonds de 10 millions de dollars menée par General Catalyst, la startup compte bien démocratiser l’accès à la santé intégrée via une simple appli, qui agrège les informations issues des objets connectés du quotidien — sans exiger d’investir dans de nouveaux accessoires onéreux. Mais pourquoi cette approche séduit-elle autant ? Est-ce le rêve du quantified self enfin accessible à tous ?

Le succès récent de Bevel semble donner raison à ses fondateurs : après seulement deux ans d’existence, la startup affirme avoir multiplié par huit son audience en un an, avec plus de 100 000 utilisateurs actifs quotidiens. Des chiffres rarement vus, surtout quand on sait que la plupart des applis santé sont abandonnées après l’euphorie des premières semaines. Comment Bevel parvient-il à rendre le suivi santé aussi addictif qu’un réseau social ?

Bevel veut faire de la santé connectée un compagnon quotidien, et non un gadget éphémère.

Peut-être la réponse réside-t-elle dans l’expérience personnelle de ses créateurs. Grey Nguyen, CEO de Bevel, a imaginé cette plateforme après avoir sombré dans des douleurs chroniques — ignorées par la multiplication d’outils médicaux et de consultations. Sa prise de conscience ? Les problèmes de santé résultent d’une addition invisible de mauvaises habitudes, pas d’un facteur unique. Cette analyse pose une question brûlante : et si les applis se contentaient de saucissonner notre santé au lieu de révéler ses véritables causes profondes ?

Bevel parie ainsi sur l’intelligence logicielle plutôt que matérielle. En regroupant données de sommeil, mouvement, alimentation et même capteurs de glycémie, la solution s’adapte à chaque utilisateur, peu importe qu’il possède une Apple Watch, un bracelet d’une autre marque ou aucun nouvel objet à acheter. Avec un abonnement à 6 dollars par mois (ou 50 à l’année), la promesse est celle d’un accès élargi et, qui sait, d’une meilleure prévention. Mais la multiplication des intégrations — Garmin et autres bracelets annoncés — est-elle la recette miracle ou une nouvelle usine à gaz numérique ?

Les investisseurs, eux, semblent convaincus de la mission : rendre la santé préventive enfin universelle, loin des gadgets réservés à une élite. Reste à savoir si l’engagement observé chez les premiers adeptes sera tenable, ou si la lassitude guette. Devant la prolifération des offres — Whoop, Oura, Eight Sleep, et d’autres — peut-on vraiment croire à la promesse d’un coach santé unique et universel, ou s’agit-il encore d’une illusion de simplicité ?

Alors que Bevel s’apprête à élargir son équipe et ses services, peut-on imaginer une nouvelle norme où chaque individu serait mieux armé pour décrypter les signaux faibles de son corps grâce à l’intelligence artificielle ? Ou serons-nous bientôt submergés par un trop-plein de recommandations connectées, sans jamais parvenir à décrypter ce que veut réellement dire “prendre soin de soi” au XXIe siècle ?

Source : Techcrunch

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