black chairs

Credits image : Joshua Hoehne / Unsplash

Astronomie
0

United Launch Alliance peut-elle survivre à la vague SpaceX et Blue Origin ?

Le départ soudain de Tory Bruno de la tête d’United Launch Alliance (ULA) signe-t-il un tournant majeur dans la course spatiale américaine ? Ce vétéran de l’industrie, salué pour ses douze années à la direction de l’entreprise, a officiellement démissionné pour « poursuivre une nouvelle opportunité ». Mais dans un environnement où SpaceX et Blue Origin redistribuent les cartes, cette sortie est-elle si innocente ?

Alors que les remerciements pleuvent de la part du conseil d’administration de l’ULA, on ne peut s’empêcher de s’interroger : Bruno part-il de lui-même ou bien le vent de la concurrence privée lui a-t-il été fatal ? SpaceX, par exemple, écrase le marché avec une fréquence de lancements jamais vue, et Blue Origin grappille un peu plus d’importance après les premiers succès de sa fusée lourde New Glenn. La vieille garde est-elle encore capable de riposter face à ces outsiders devenus géants ?

L’historique d’ULA mérite qu’on s’y arrête. Fusion des activités spatiales de Boeing et Lockheed Martin il y a deux décennies, l’entreprise semblait intouchable aux yeux de la NASA et du ministère de la Défense US. Mais l’irruption d’Elon Musk a bouleversé la donne. Comment une structure aussi puissante a-t-elle pu perdre si vite sa suprématie contractuelle au profit de la fusée Falcon ?

ULA est-elle condamnée à jouer les seconds rôles face à l’irrésistible montée des nouveaux acteurs du spatial privé ?

Le plus grand défi mené par Bruno ? La fusée Vulcan, censée relancer ULA sur la scène internationale, réduire la dépendance des États-Unis aux moteurs russes et tenir tête à SpaceX. Malgré cet objectif ambitieux, le projet accumule les retards : dix longues années de développement, multiples reports, avant un premier décollage en 2024 et ce, alors que SpaceX enchaînait les contrats et les tirs réussis. Peut-on vraiment espérer redresser la barre après un tel retard à l’allumage ?

D’autant que Vulcan ne cache pas ses ambitions commerciales : Amazon, pour ses satellites LEO, et la start-up Astrobotic, figurent parmi ses clients récents. ULA parie aussi sur la réutilisabilité et des versions évoluées de Vulcan pouvant envoyer des charges plus lourdes. Nouveau souffle ou derniers soubresauts ?

L’annonce du départ s’est voulue élégante de la part de Bruno, se félicitant d’avoir mené la transformation de l’entreprise et introduit Vulcan sur le marché. Mais peut-on y voir une reconnaissance d’échec ou la consécration d’un chantier resté inachevé ?

Avec le Directeur des opérations John Elbon nommé intérimaire, ULA se retrouve désormais à la croisée des chemins. Saura-t-elle trouver un leader capable de la réinventer dans une course où la vieille garde paraît désormais dépassée par la nouvelle génération ?

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.