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À qui appartient le mot “Cameo” à l’ère de l’intelligence artificielle ?

Le lancement d’une application sociale basée sur l’intelligence artificielle peut-il se faire sans heurt dans le paysage numérique actuel, où marques et droits d’auteur règnent en maîtres ? Le cas récent d’OpenAI et de sa fonctionnalité « Cameo » soulève bien plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

En septembre dernier, OpenAI a dévoilé Sora, une plateforme qui ambitionne de rivaliser avec TikTok, et y a intégré une option baptisée “Cameo” permettant à tout un chacun de créer des deepfakes (avec consentement) de soi ou d’autrui. Mais à quel prix ? Quelques jours à peine après la mise en service, les controverses émergent. Quand le nom de Martin Luther King Jr. se retrouve mêlé à la polémique, peut-on parler d’innocence technologique, ou s’agit-il d’une négligence calculée ?

Cependant, une autre onde de choc survient bientôt. La société Cameo — connue pour vendre des vidéos personnalisées de célébrités — revendique l’exclusivité sur le terme « cameo ». Peut-on vraiment revendiquer la propriété d’un mot d’usage courant dans le monde du numérique ? Est-ce une protection légitime ou un simple levier pour barrer la route à la concurrence de l’IA ? Un juge fédéral américain a tranché provisoirement : OpenAI ne doit plus utiliser le mot « cameo » ni ses dérivés sur Sora, du moins jusqu’à la prochaine audience prévue le 19 décembre 2025.

Alors que la frontière entre innovation et protection des marques se trouble, la bataille autour de “Cameo” pose la question des nouveaux enjeux de propriété intellectuelle à l’ère de l’IA.

Pourtant, à la surprise générale, la mention « cameo » était encore visible sur l’application Sora après l’annonce du tribunal. Faut-il y voir un simple retard technique ou une volonté d’OpenAI de défier la décision judiciaire ? Dans cette guerre de la sémantique numérique, l’utilisateur, souvent pris à témoin malgré lui, risque-t-il de devenir une victime collatérale de la confusion entre marques établies et nouveaux entrants du secteur ?

Du côté de Cameo, son PDG Steven Galanis s’estime soutenu par la justice et réclame même qu’OpenAI cesse définitivement d’utiliser sa marque, pour “protéger le public de toute confusion”. Mais OpenAI joue la contre-attaque en contestant l’idée que le mot « cameo » puisse être approprié exclusivement. Est-ce la marque qui façonne la technologie ou la technologie qui dicte sa propre réputation ?

Alors que les tribunaux doivent encore trancher définitivement, une question demeure : qui, à l’heure des applications génératives et des algorithmes omniprésents, véritablement possède les droits sur nos usages et sur les mots eux-mêmes ?

Source : Techcrunch

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