an overhead view of a white sports car

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Motional peut-elle révolutionner la mobilité urbaine grâce à l’IA et relancer le rêve des robotaxis ?

Faut-il croire encore au rêve des robotaxis autonomes ? C’est la question que tout observateur du secteur automobile se pose en suivant le parcours tumultueux de Motional, la coentreprise à 4 milliards de dollars née de l’union entre Hyundai Motor Group et Aptiv. Acculé à une croisée des chemins il y a deux ans, Motional semblait prêt à sombrer après avoir raté son lancement avec Lyft et perdu l’un de ses bailleurs de fonds. Comment une entreprise peut-elle survivre à une telle hémorragie financière et humaine, surtout dans un secteur aussi mouvant que celui de l’IA appliquée à l’autonomie des véhicules ?

Quand Aptiv s’est désengagé, Hyundai a dû injecter 1 milliard de dollars pour maintenir Motional à flot. Des coupes franches et restructurations massives ont fait fondre l’effectif de 1 400 à moins de 600 employés. Dans cette tempête, la société a jeté l’ancre : pause totale, reconsidération de ses ambitions robotiques, pour mieux rebondir en repartant à zéro. Est-ce le calme avant une nouvelle tempête, ou le souffle d’une renaissance ?

Motional a opté pour la métamorphose radicale, délaissant la voie classique de la robotique au profit d’un “AI-first approach”. Mais en quoi consiste vraiment ce virage IA ? L’entreprise promet maintenant le lancement d’un service de robotaxis sans conducteur à Las Vegas d’ici fin 2026, en commençant par des trajets autonomes pour ses employés, puis – à terme – pour le public. L’un des défis majeurs demeure : pourra-t-elle réellement retirer le superviseur humain du siège conducteur cette année, comme elle l’affirme, alors que la plupart des géants du secteur multiplient encore les tests avec opérateur à bord ?

En embrassant l’IA générative, Motional espère franchir le gouffre entre prototypes limités et robotaxis commerciaux à grande échelle.

Le pari de Motional reposait jusqu’ici sur l’assemblage de multiples modèles d’apprentissage automatique spécialisés, mais ce patchwork complexifiait grandement la maintenance et l’évolution du système. Un changement de paradigme s’imposait donc. L’inspiration ? Les progrès des grands modèles de langage, aujourd’hui adaptés à la robotique. Motional rêverait donc de bâtir la “colonne vertébrale” IA de ses véhicules, pour qu’ils s’adaptent d’eux-mêmes à de nouvelles villes et situations, sans tout reconstruire chaque fois. Mais cette généralisation rapide est-elle seulement viable dans le chaos du réel urbain ?

En embarquant dans une Hyundai Ioniq 5 autonome sur le Strip de Las Vegas, un journaliste de TechCrunch a pu « goûter » à ce nouveau système. Le véhicule a su se faufiler maladroitement parmi taxis, passants et autres obstacles, là où auparavant un opérateur humain reprenait la main. Mais la démonstration souligne aussi les limites : affichages à bord encore inachevés, lenteur excessive dans certaines manœuvres, jamais un vrai “désengagement”, mais beaucoup de prudence. Signe de maturité ou d’une IA encore hésitante ?

L’enjeu dépasse le simple taxi autonome. Pour Laura Major, CEO de Motional, le véritable horizon serait la démocratisation de la conduite autonome « niveau 4 » sur les voitures particulières elles-mêmes. Pourtant, cet objectif reste lointain : ni la technologie, ni le modèle commercial n’ont trouvé leur recette miracle. Hyundai, propriétaire majoritaire et soutien indéfectible, saura-t-il rester patient jusque-là ?

En dernière analyse, la notion même de « progrès » mérite questionnement. Motional fait aujourd’hui figure d’outsider gonflé à l’IA dans une course où la prudence coûte cher. L’ultime question reste donc : la foi dans l’intelligence artificielle suffira-t-elle à transformer les promesses des robotaxis en service public tangible à grande échelle ?

Source : Techcrunch

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