white and orange robot near wall

Credits image : Erhan Astam / Unsplash

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Beeple repousse-t-il les limites de l’art ou celles du marketing ?

Jusqu’où peut aller l’audace dans le monde de l’art numérique, surtout lorsqu’on mélange intelligemment robots, célébrités et intelligence artificielle? Mike Winkelmann, connu sous le pseudonyme de Beeple, vient une nouvelle fois brouiller les frontières traditionnelles lors d’Art Basel Miami Beach avec son projet pour le moins provocant, « Regular Animals ». Mais qu’est-ce qui motive vraiment cette expérience, à mi-chemin entre dérision et critique sociale ?

Beeple a-t-il franchi une nouvelle étape de l’art conceptuel en installant des chiens robots de 100 000 dollars, dont les têtes hyperréalistes recréent Elon Musk, Mark Zuckerberg ou Andy Warhol? Peut-on encore parler de provocation gratuite, ou s’agit-il d’un commentaire plus profond sur les icônes modernes et l’obsession technologique ? Chaque robot, muni d’une caméra sur le poitrail, capture des images. Ces clichés, analysés par une IA, deviennent ensuite des tirages distribués de façon inattendue : ils sont “évacués” des chiens robots comme des excréments artistiques, et certains cachent des QR codes pour des NFTs offerts sous le nom de “Excrement Sample”. Quelle place aujourd’hui pour cette hybridation entre satire et innovation technologique dans les plus grandes foires internationales ?

On pourrait croire à un acte d’ego pur… d’autant que l’artiste s’est lui-même ajouté parmi cette galerie de “grands” : le chien robot à son effigie a même été le premier à se vendre, ce qui a étonné Beeple lui-même selon le Wall Street Journal. Mais sommes-nous face à une nouvelle forme d’autoportrait numérique ou une mise en abîme narquoise du marché de l’art ?

Cette installation interroge : l’art peut-il encore surprendre dans un monde déjà saturé d’écrans et d’images saisissantes ?

Le parcours de Beeple interroge la transformation brutale du secteur de l’art par les NFTs : il y a quatre ans, l’artiste avait défrayé la chronique avec la vente de sa mosaïque numérique chez Christie’s pour 69 millions de dollars, catalysant un engouement sans précédent. Ce boom a ensuite implosé, laissant beaucoup s’interroger sur la vraie valeur et la pérennité de ces œuvres numériques. Est-ce donc un retour à l’esprit critique, ou une simple tentative de relancer la machine médiatique ?

En exposant cette installation à Art Basel Miami Beach, Beeple cherche-t-il à provoquer une nouvelle réflexion sur la manière dont nous consommons l’art, ou tente-t-il surtout de brouiller encore plus la frontière entre innovation technologique, satire et marketing de soi ? Les collectionneurs qui repartent avec leur “échantillon d’excrément” sont-ils réellement témoins d’une révolution, ou victimes consentantes d’un nouvel art de la mise en scène ?

Alors que l’œuvre reste visible jusqu’à dimanche, la question demeure : où se situe la vraie frontière entre génie artistique et happening commercial ? Et finalement, jusqu’à quel point le public et le marché sont-ils prêts à suivre Beeple dans ses provocations?

Source : Techcrunch

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