a group of people sitting at a bar watching tv

Credits image : Amit Lahav / Unsplash

CryptoRéseaux sociauxSociété
0

Jusqu’où peut aller l’investissement des stars du sport dans les marchés prédictifs ?

Quel est le vrai enjeu derrière l’investissement de Giannis Antetokounmpo dans Kalshi, cette plateforme de marchés prédictifs encore peu connue du grand public mais déjà controversée ? L’annonce, faite vendredi dernier, a aussitôt déclenché un véritable débat en ligne sur l’éthique et les risques de conflits d’intérêts dans le sport professionnel. Une superstar de la NBA peut-elle vraiment devenir actionnaire d’une société liée au pari et garder sa neutralité ?

Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre : sur Reddit notamment, certains utilisateurs n’ont pas hésité à qualifier le partenariat de « littéralement un conflit d’intérêts », tandis que d’autres remettaient ouvertement en cause la légalité de la démarche. Faut-il y voir le reflet d’une inquiétude généralisée envers la porosité croissante entre sport et jeux d’argent, ou s’agit-il d’une exagération face à une évolution inévitable du modèle économique des athlètes stars ?

L’investissement de Giannis est-il réellement original ? D’un point de vue réglementaire, rien d’illégal apparemment : d’après The Athletic, la nouvelle convention collective de la NBA autorise en effet les joueurs à détenir jusqu’à 1% d’une entreprise de paris sportifs — tant qu’ils ne font pas la promotion de paris sur leur propre discipline. Mais un joueur peut-il vraiment séparer son image de celle de sa ligue ?

La frontière entre sport, opinion publique et spéculation financière deviendra-t-elle de plus en plus floue à l’ère numérique ?

Kalshi, de son côté, se veut irréprochable : l’entreprise a promis que Giannis ne pourrait pas intervenir sur les marchés concernant la NBA, évoquant des « règles strictes » pour éviter toute manipulation ou délit d’initié. Mais suffit-il d’inscrire ce genre d’interdiction dans les conditions d’utilisation pour écarter tout soupçon ? Et peut-on sérieusement croire qu’un tel partenariat se limitera au marketing et aux opérations grand public, sans biais ni influence ?

Cette association pose aussi la question de la responsabilité des sportifs en matière d’influence : que signifie le fait qu’une figure aussi charismatique que Giannis invite, même indirectement, ses fans à s’intéresser à une plateforme de spéculation sur les événements du monde réel ? Cela ne risque-t-il pas, à terme, de banaliser encore plus le recours aux paris auprès d’un public jeune et impressionnable ?

Enfin, au-delà des problématiques éthiques, ce rapprochement n’ouvre-t-il pas la porte à une évolution radicale du rôle public des sportifs, désormais amenés à devenir des investisseurs et ambassadeurs dans des domaines qui touchent à l’avenir même de l’internet et de l’économie de l’attention ? Quel sera le prochain pas franchi par la NBA ou d’autres ligues dans ce domaine sensible ?

Alors, faut-il s’inquiéter de voir les frontières entre sport, spéculation et influence se brouiller de plus en plus, au risque de transformer les idoles d’aujourd’hui en véritables opérateurs de marché de demain ?

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.