person walking on the street during daytime

Credits image : taichi nakamura / Unsplash

HardwareIntelligence ArtificielleSciencesTechnologie
0

Les datacenters spatiaux d’Elon Musk : rêve délirant ou nouvelle frontière pour l’IA ?

Cette semaine, la Silicon Valley retient son souffle : Elon Musk est-il sur le point de révolutionner l’infrastructure numérique mondiale grâce à un projet de satellites-datacenters en orbite ? Sommes-nous à l’aube d’une ère où nos intelligences artificielles quitteraient la Terre pour “penser” dans l’espace ?

Depuis l’annonce fracassante de SpaceX auprès de la FCC, révélant un plan pour déployer un million de satellites équipés de datacenters fonctionnant à l’énergie solaire, nombreux sont ceux qui doutaient – espéraient-ils un canular, ou bien Musk compte-t-il vraiment redessiner les règles du cloud computing ? Une semaine a passé, et il ne s’agit manifestement pas d’une blague : la fusion officielle entre SpaceX et xAI, son nouveau fleuron en intelligence artificielle, clarifie sa stratégie. Mais pour quel projet d’infrastructure conjointe se préparent-ils vraiment ?

L’institution américaine s’est empressée de donner suite : la FCC, sous l’impulsion de son président Brendan Carr, invite déjà le public à se prononcer sur l’initiative. Y a-t-il anguille sous roche ? Carr, souvent perçu comme proche de l’ancien président Trump et de ses alliés, pourrait-il accélérer l’approbation pour Musk ? Pendant ce temps, sur les ondes du podcast “Cheeky Pint”, le milliardaire défend mordicus ses datacenters spatiaux : “Il est bien plus économique d’exploiter l’énergie solaire dans l’espace, où chaque panneau génère cinq fois plus d’électricité qu’au sol”, promet-il. Mais est-ce vraiment si simple ?

L’orbite terrestre sera-t-elle le nouvel eldorado des serveurs d’IA, ou s’agit-il d’une nouvelle course à l’utopie technologique ?

En écoutant attentivement le podcast, Dwarkesh Patel met le doigt sur les zones d’ombre : certes, le soleil brille sans obstacle dans l’espace, mais le coût énergétique n’est qu’une part du casse-tête d’un datacenter orbital. Comment entretenir des GPU en panne à des milliers de kilomètres d’altitude ? Est-il seulement crédible d’affirmer que déplacer toute la capacité de calcul vers l’espace serait “moins cher” ?

Loin d’être découragé, Musk voit déjà l’horizon 2028 comme un tournant historique : “Dans 30 à 36 mois, l’emplacement le plus économiquement pertinent pour l’IA, ce sera l’espace”, prophétise-t-il. Faut-il s’attendre à ce que la majorité de la puissance de calcul mondiale quitte la Terre d’ici cinq ans, comme il l’affirme avec assurance ? Le pari semble audacieux, sinon risqué.

Pourtant, ce bouleversement tomberait à point nommé pour SpaceX, entreprise justement spécialisée… dans les lancements orbitaux. Avec la fusion récente avec xAI et l’entrée en bourse déjà annoncée, Elon Musk a tout intérêt à transformer la promesse d’un “cloud spatial” en réalité tangible. Sachant que le marché mondial des datacenters atteint aujourd’hui près de 200 GW de capacité pour un coût se chiffrant en trillions de dollars, qui profiterait le plus de ce déplacement massif de ressources hors de notre planète ?

L’enjeu est double : alors que les géants de la tech investissent des centaines de milliards dans la course à la puissance de calcul, faut-il vraiment croire que la prochaine frontière se situe non plus sur la Terre, mais au-dessus de nos têtes ? Existe-t-il seulement une demande durable et une viabilité technique pour une telle migration spatiale des serveurs d’IA ?

Si l’économie et la politique semblent converger derrière le rêve spatial de Musk, le scepticisme technique persiste : sommes-nous sur le point d’assister à une révolution, ou SpaceX et xAI courent-ils après une chimère qui restera gravitationnellement hors d’atteinte ?

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.