L’intelligence (artificielle ou non) s’arrête toujours à la porte

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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L’intelligence (artificielle ou non) s’arrête toujours à la porte

Ce matin, on saute de la banquette arrière des robotaxis Nuro à Tokyo jusqu’aux boursicoteurs dopés à l’IA chez OpenAI, en passant par les nostalgiques du clavier physique et ceux qui bottent la porte chez Waymo. On croirait un épisode de Black Mirror croisé avec “Le Juste Prix” : l’innovation avance à toute vitesse, mais c’est souvent la poignée de porte, la touche oubliée ou le montant délirant de la levée de fonds qui met tout le monde sur pause.

D’ailleurs, chez Nuro, la “conduite automatique” n’a jamais eu autant besoin d’un humain prêt à bondir pour sauver les miches de la machine ; pendant que les algorithmes apprennent à déchiffrer les panneaux japonais façon escape game géant, on les imagine déjà demander à Alexa comment “prendre la sortie Shibuya sans pleurer”. Même combat chez Waymo, où la révolution robotaxi semble bloquer… sur une porte mal fermée, sauvée in extremis par un livreur DoorDash plus efficace qu’un ingénieur Google. On croyait les voitures autonomes déshumanisées ? Spoiler : elles n’avancent pas d’un mètre sans la main secourable du petit boulot humain à la rescousse…

Pendant ce temps-là, la hype IA s’envole vers des sommets hallucinatoires où la vraie course n’est plus au Turing test, mais au CashGPT qui empile plus de milliards que la fortune brute de Scrooge McDuck. OpenAI, tout comme Ethos côté assurance-vie, draine des tombereaux de cash et des investisseurs mythiques. L’IA n’est plus seulement une histoire d’intelligence, mais de qui décroche les montagnes de liquide pour payer les serveurs et, pourquoi pas, se racheter des portes automatiques par palettes de 1000. La “disruption”, dans sa version 2026, c’est draguer les souverains du Golfe pour pouvoir inventer la prochaine feature qui plantera… sur une poignée défunte.

Changer le monde, c’est souvent trébucher sur les détails que la techno n’avait pas vus venir.

Cela dit, un vent nouveau souffle (en open-weight, svp !) : Mistral lance ses IA légères qui se veulent agiles, adaptables et humaines puisqu’accessibles. Peut-être la dernière bravade contre la centralisation cash-boulimique d’OpenAI et consorts, et la promesse qu’il y a encore de la place pour la singularité des bricoleurs. Et pendant que le business de l’assurance-vie (Ethos) s’assure contre l’obsolescence spontanée, Clicks Technology ressort le clavier du placard pour prouver qu’il n’y a rien de plus moderne que l’ancienne ergonomie bien tangible – la preuve, même pour fermer la porte, il y aura toujours une main (ou un pouce) dans la boucle.

Alors, que nous dit cette tech ? Que l’intelligence (humaine ou artificielle), la valo boursière, la nostalgie du tactile ou les commandes vocales, rien n’avance jamais tout seul. Il y a le progrès en façade, et puis, derrière, la réalité du bug, du détail idiot, du gadget vintage qu’on n’avait pas vu revenir. Bref, le futur, c’est tout sauf linéaire : c’est un drift, une poignée qui claque, un clavier qui résiste et, quelque part, un DoorDasheur qui ferme la marche. Tant mieux : ça laisse de la place pour inventer encore, et surtout pour placer une bonne vanne à la prochaine levée de fonds.

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