« Entre deux moteurs de recherche, mieux vaut ne pas perdre le nord… ou le nerd. » Difficile de savoir si cette phrase sera bientôt drapée d’or sur le fronton du siège de Perplexity, mais une chose est sûre : la start-up d’intelligence artificielle a mis le turbo dans la Silicon Valley. Perplexity, l’entreprise qui tente d’apporter à chaque question posée une réponse plus intelligente que votre oncle à Noël, vient de lever 200 millions de dollars, explosant ainsi sa valorisation à 20 milliards. Oui, vous avez bien lu : vingt milliards. Ça en fait des requêtes bien payées !
Il y a à peine deux mois, Perplexity ne « valait » que 18 milliards, et ses investisseurs venaient déjà de lui confier un petit milliard pour continuer à s’amuser. Mais qui se cache derrière cette pluie de dollars ? Mystère et boule de RAM : cette fois, l’identité du nouvel investisseur ne fuite pas dans les tuyaux. D’après les rumeurs, le dernier gros round (un joli demi-milliard) avait été mené par Accel, mais là, aucune info ne sort… Même ChatGPT fait grise mine devant autant de discrétion.
Quoi qu’il en soit, Perplexity fait les poches de la Silicon Valley à une vitesse qui ferait pâlir Google lui-même. Avec 1,5 milliard de dollars levés en trois ans, la jeune pousse s’offre un buzz digne d’un album de Beyoncé. Mais attention, il ne s’agit pas seulement d’impressionner les investisseurs avec de jolis PowerPoint — côté chiffres, Perplexity annonce un chiffre d’affaires récurrent annuel flirtant avec les 200 millions de dollars, alors qu’il était encore à « plus de 150 millions » le mois dernier. On attend la prochaine mise à jour comme on attend la nouvelle saison de Black Mirror… avec impatience et une légère angoisse.
Perplexity, c’est l’histoire d’une entreprise qui fait trembler Google tout en fonçant à toute vitesse dans le peloton des géants de la tech.
Mais c’est là que l’histoire devient croustillante. Car non contente de rivaliser avec Google sur le terrain des moteurs de recherche, Perplexity a carrément proposé en août de racheter… Chrome ! Oui, la totalité du navigateur, pour la modique somme de 34,5 milliards de dollars (soit beaucoup plus que tout ce qu’ils ont jamais levé). Un peu comme si un étudiant proposait de racheter la Sorbonne avec sa bourse du CROUS. Il faut dire que la Justice américaine commençait à tarder sur le terrain, ordonnant éventuellement à Google de vendre Chrome. Au final ? Un juge a sifflé la fin de la récré : pas de vente pour Chrome, Google garde sa cour de récré… Mais devra réduire ses jeux exclusifs avec les fabricants et distributeurs.
Perplexity, on le devine, n’a pas pris le refus personnellement. L’entreprise n’a pas souhaité répondre à la presse — ce qui doit être frustrant pour un moteur de recherche dont le concept est justement de donner des réponses immédiates ! Peut-être planche-t-elle sur une nouvelle offre, genre racheter Internet Explorer à Microsoft pour deux euros et une baguette ? Après tout, dans la tech, tout est possible… ou presque.
En tout cas, Perplexity continue de s’imposer dans la cour des grands du web grâce à son approche humaine de l’intelligence artificielle et son goût pour la conversation. La firme pose donc une question aux géants du secteur : et si, pour une fois, la meilleure réponse n’était pas forcément « 42 »… mais « Perplexity » ?
Conclusion à l’emporte-pièce : si Google dormait sur ses lauriers, il ferait bien d’investir dans un réveil… du genre intelligent.
Source : Techcrunch




