« Le seul chauffeur qui ne s’endort jamais au volant… c’est celui qui n’a pas de bras ! » Voilà ce que pourrait déclarer Tekedra Mawakana, la co-directrice générale de Waymo, avec une pointe d’humour, sur scène au TechCrunch Disrupt 2025. Mais derrière la blague, la route du robotaxi n’est pas un long fleuve tranquille.
La patronne de Waymo a répété son mantra devant un parterre de geeks enthousiastes : « Il est impératif que nous passions à l’échelle. » En clair, pour réussir à conduire (jeu de mot intentionnel) le secteur vers la rentabilité, il faut multiplier les trajets et conquérir de nouvelles villes plus vite que la concurrence ne change de clignotant.
Pour y arriver, Waymo fonce à toute allure. Après avoir ajouté à sa liste D.C., Miami, Denver, Dallas, Seattle, Nashville, et même Londres (big up aux bus à étage !), Mawakana promet qu’en 2026, Waymo offrira un million de trajets par semaine. Oui oui, vous avez bien lu, un million ! Les ambitions sont à la hauteur de ses partenaires : Uber, Lyft et Avis, pour ne citer qu’eux. Si Uber fait des blagues sur les licornes, Waymo rêve, lui, d’une flotte de « robocornes » sur tires.
La sécurité, c’est bien ; la transparence, c’est mieux (surtout quand il s’agit d’espionner son GPS).
Côté sécurité, la patronne ne mâche pas ses mots : Waymo serait plus sûr que les humains, point barre. Mais, petite pique en passant : tous les concurrents ne jouent pas franc jeu sur le niveau réel de sécurité de leurs robots. Tekedra Mawakana insiste — être transparent n’est pas une option, c’est une obligation pour mériter de rendre la route plus sûre. On attend donc que les autres fassent aussi bien que Waymo côté rayons X sur leurs stats !
Cela dit… même les robots les plus brillants font parfois des boulettes, comme en témoigne le fameux incident à Atlanta : une voiture Waymo a grillé la priorité à un bus scolaire immobile (oops). Malgré ces petits dérapages, l’entreprise assure que ses robots seraient déjà 5 fois moins accidentogènes que nous, les pauvres bipèdes, et douze fois plus sages avec les piétons. Statistiques à prendre avec des gants de conduite, vu que la réalité adore surprendre, surtout aux intersections…
Pas question, en tout cas, de viser le zéro faute, dixit Mawakana — les incidents arriveront, car les voitures Waymo partagent la route avec… nous et notre imprévisibilité proverbiale. Bref, la co-directrice joue le jeu de l’honnêteté : pas question de cacher les accrochages, ni de compter les points pour savoir combien d’accidents pourrait tolérer le public.
Et à la question ultime — la société pardonnera-t-elle un décès si les robotaxis sauvent plus de vies qu’ils n’en coûtent ? — la réponse de Mawakana résonne droit au but : “Je pense que la société l’acceptera.” Reste à voir si l’adoption sera aussi rapide que l’ouverture des portières… ou si la résistance sera, comme souvent, humaine, trop humaine.
Alors, prêt à mettre votre confiance entre les mains (inexistantes) d’un chauffeur robot ? Chez Waymo, la transparence est à l’ordre du jour. En attendant la voiture parfaite, espérons au moins qu’elles éviteront… de perdre le nord (de votre GPS) !
Source : Techcrunch




