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Credits image : PAN XIAOZHEN / Unsplash

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Disney peut-il vraiment contrôler l’ère de l’intelligence artificielle dans le divertissement ?

Qu’est-ce que la collaboration retentissante entre Disney et OpenAI cache vraiment derrière ses annonces officielles ? La célèbre maison de Mickey a signé un partenariat sans précédent avec OpenAI, injectant un milliard de dollars dans la société d’Intelligence Artificielle, pour permettre à ses personnages mythiques d’investir Sora, l’outil de génération vidéo d’OpenAI. Mais qui gagne vraiment dans ce mariage entre intelligence artificielle et storytelling ?

Selon Bob Iger, le PDG de Disney, cet accord marque une période d’exclusivité d’un an pour OpenAI, avant que le géant du divertissement n’envisage d’ouvrir ses licences à d’autres acteurs de l’IA. Peut-on alors y voir une stratégie préventive contre les multiples infractions de droits d’auteur qui ont secoué le secteur, ou bien s’agit-il d’une première offensive vers la transformation de la création audiovisuelle ?

Avec ce partenariat, plus de 200 personnages emblématiques de Disney, Marvel, Pixar et Star Wars deviennent accessibles via Sora. Mickey, Cendrillon, mais aussi Iron Man ou Dark Vador seront à portée de prompt, costumes et véhicules inclus, pour donner vie à des vidéos inédites. Pourquoi ce choix d’ouvrir le coffre-fort créatif de Disney après des années à poursuivre en justice les start-ups trop “inspirées” ? L’entreprise aurait-elle compris qu’il valait mieux s’allier que lutter face à la vague IA ?

À l’heure où Disney attaque Midjourney et Character.AI pour violation de copyright, l’alliance avec OpenAI intrigue et interroge sur l’avenir de la créativité protégée.

La question de la protection des talents reste pourtant brûlante : l’accord exclut d’utiliser les voix et ressemblances des acteurs. Cette décision prudente, entre ouverture et réserve, traduit-elle une crainte des dérives, ou une étape vers un contrôle minutieux du précieux héritage Disney ? Alors que Bob Iger affirme vouloir “respecter et protéger les créateurs”, jusqu’où ira la frontière entre exploitation commerciale et respect de la création humaine ?

Disney ne se contente pas de jouer les pionniers : il devient aussi un client majeur d’OpenAI et prévoit de déployer des outils IA sur ses plateformes, y compris Disney+. Est-ce une façon de muscler sa compétitivité dans un marché du streaming saturé, ou Disney voit-il dans l’IA le futur de l’expérience spectateur ? Sam Altman, PDG d’OpenAI, parle déjà d’un “nouvel élan créatif” qui pourrait faire basculer l’industrie du contenu.

Ce partenariat prend une coloration singulière lorsqu’on se rappelle que Disney poursuit d’autres plateformes IA pour usage abusif de ses licences, tout en signant ici un accord historique avec l’une d’elles. S’agit-il simplement d’un choix pragmatique pour encadrer l’utilisation de ses propriétés ou d’une réflexion stratégique pour garder la main sur l’évolution technologique inévitable ?

Finalement, Disney, en ménageant la chèvre et le chou, tente-t-il de maîtriser l’intelligence artificielle ou prend-il simplement le train en marche avant d’être dépassé par de nouveaux acteurs ? Le géant du divertissement saura-t-il fixer les limites éthiques d’un univers où tout, ou presque, devient possible par le biais d’un simple prompt ?

Source : Techcrunch

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