« L’âge, c’est dans la tête… mais aussi dans l’App Store, apparemment ! » Voilà une maxime qui aurait pu sortir de l’esprit de Tim Cook, s’il avait un penchant pour l’humour potache. Mais depuis peu, c’est surtout au Texas que la question fait débat. Un juge fédéral a en effet mis un (gros) stop à la nouvelle loi « App Store Accountability Act » qui voulait vérifier l’âge des utilisateurs d’apps… et, surprise, Apple n’a pas tardé à lever le pied sur ses plans texans.
Petit souvenir : la loi parlait d’obliger les app stores à scruter votre âge à la loupe, et à demander aux parents leur bénédiction pour tout téléchargement ou achat à base de moins de 18 ans. Cerise sur le gâteau : toutes ces infos devaient également atterrir chez les développeurs. Niveau vie privée, on repassera.
La justice américaine n’a pas vu ça d’un bon œil, citant le sacro-saint Premier Amendement (celui qui protège la liberté d’expression, pas les recettes secrètes de barbecue texan). Résultat : la loi, prévue pour janvier, reste coincée à la porte. Du côté de la tech, c’est l’euphorie—sauf, peut-être, dans les bureaux du procureur du Texas, bien décidé à faire appel. Le rodéo juridique continue…
Au Texas, la bataille entre sécurité des enfants et vie privée fait rage, et l’App Store piétine sur place en attendant la fin du match.
Apple, dans sa grande prudence façon « niet, pas tout de suite », a donc annoncé la pause de ses mesures texanes : exit, pour l’instant, les nouveaux processus musclés de Family Sharing, les consentements parentaux obligatoires, et autres réjouissances. Bonne nouvelle pour celles et ceux qui aiment vérifier la météo sans demander la permission à maman… Les outils d’Apple pour tester la vérification d’âge sont toujours accessibles, rappelant qu’en matière de législation, rien n’est jamais vraiment binaire.
Attention, ce n’est pas la fin du film : les développeurs peuvent toujours jouer avec le fameux Declared Age Range API, sans oublier la panoplie d’APIs dégainée par Apple pour rassurer tout le monde. Histoire de garder la main, la société propose aussi de nouveaux outils pour suivre l’évolution de la loi partout dans le monde. Bref, les développeurs sont parés, même si les parents ne seront pas tous ravis de retrouver leur droit à l’oubli… des apps installées en douce par leur progéniture.
Mais ne nous y trompons pas : si Apple râle contre cette loi et ses petites sœurs en préparation ailleurs (Utah, Louisiane…), ce n’est pas juste pour préserver les ados fans de jeux mobiles. Le géant à la pomme s’inquiète avant tout de la collecte massive de données sensibles : où va l’info, qui la lit, que devient-elle après ? Même pour checker les résultats de son équipe de football, devoir donner ses coordonnées, c’est un peu fort de café, non ?
En résumé, la saga texane est loin d’avoir livré tous ses rebondissements. La sécurité des enfants demeure une priorité pour les législateurs, mais la vie privée reste le cheval de bataille des géants du web. Et en attendant le clap de fin juridique, Apple préfère garder ses plans texans dans la marmite… histoire de ne pas faire une mauvaise pioche. D’ailleurs, entre la pomme et la loi, il faut croire qu’au Texas, la sauce ne prend pas encore !
Source : Techcrunch




