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Vers une Europe en mode demi-batterie ? La charge mentale de la voiture électrique

« Les voitures électriques, c’est comme le Wi-Fi dans le train : on en parle beaucoup, mais on ne sait jamais si ça va vraiment rouler comme prévu !» Et c’est justement sur cette route sinueuse que se sont engagés les dirigeants européens, qui viennent de faire un écart surprise à leur trajectoire ultra-verte. Alors que l’on s’attendait à voir l’Europe se garer définitivement sur le parking zéro-émission en 2035, voilà qu’elle laisse une petite place aux hybrides… À condition d’acheter quelques compensations carbone en guise de ticket de stationnement ! 

Pour les constructeurs historiques du Vieux Continent, cette marche arrière a un goût de soulagement : pas si simple, finalement, de rivaliser avec Tesla sur la ligne de départ ou d’arrêter le raz-de-marée d’EV chinois à la frontière. Les puristes de l’électrique, eux, démarrent au quart de tour et dénoncent un vrai coup de frein. On dirait bien que, dans cette course à la transition, le moteur de l’administration européeenne toussote à l’approche de la grande montée. 

Les start-ups de l’écosystème batteries et recharge, flanquées de capital-risqueurs vêtus de vert, lancent aussi le klaxon : « Europe, tiens le cap ! » C’est ce que rappelle Craig Douglas, du fond World Fund, dans une missive signée par plusieurs géants de l’énergie, techs propres et pionniers de la mobilité durable. Mais attention, sous le capot, la réalité est plus complexe : ce léger assouplissement de la feuille de route plaît à ceux qui redoutaient la panne sèche d’ici 2035. Un vrai casse-tête où chacun veut accélérer… sauf quand il s’agit de changer la roue en plein vol.

Une Europe qui hésite entre accélération et frein à main, c’est une stratégie qui part en hybride.

Même chez les favoris du secteur, tous ne carburent pas au même carburant. Volvo, par exemple, aurait préféré voir les Européens investir davantage dans les bornes de recharge : l’avenir radieux de la voiture propre passera aussi, et peut-être surtout, par le nombre de prises sur les parkings plutôt que sur les annonces. Pour certains, assouplir les objectifs c’est comme passer de l’illimité à la 4G : on y gagne en flexibilité, mais on risque d’y perdre en vitesse de connexion… et de transition !

Heureusement, la Commission européenne n’a pas totalement laissé les batteries sur le bas-côté. Grâce à son « Battery Booster », l’Europe injecte 1,8 milliard d’euros dans la production locale d’accus, de quoi éviter la fameuse panne de lithium made in China ! Avec l’ouverture de la méga-usine Verkor dans le Nord, l’Hexagone essaie de suivre la trace des Suédois de Northvolt, mais sans se prendre les pieds dans le tapis roulant. Une recharge qui fait du bien au moral des investisseurs… mais gare aux signaux contradictoires !

Car si l’industrie automobile européenne voit la facture carbone gonfler, le risque est aussi de rendre la voiture « verte » moins abordable pour tout le monde (sauf peut-être pour ceux qui collectionnent déjà les Tesla dans leur garage). Outre-Manche, on guette les décisions du Royaume-Uni : va-t-il, lui aussi, lever le pied sur la date fatidique ? Pendant ce temps-là, les voitures électriques chinoises filent déjà sur l’A1 direction Londres, et la question des tarifs fait grincer bien plus de dents qu’un vieux moteur diesel.

Au final, l’Europe se retrouve face à un dilemme : garder le volant de l’innovation ou finir dans le fossé en voulant contenter tout le monde ? Une chose est sûre, sur l’autoroute de l’électrification, on peut préférer rouler doucement, mais attention à ne pas rester en panne sur la bande d’arrêt d’urgence… Après tout, dans la grande saga de la mobilité décarbonée, mieux vaut ne pas manquer le (car) train en marche !

Source : Techcrunch

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