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Credits image : Freddy G / Unsplash

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La technologie peut-elle réellement traquer et faire tomber les pollueurs ?

Peut-on réellement continuer à ignorer les effets invisibles, mais dévastateurs de la pollution aux particules fines dans notre vie quotidienne ? Lancer cette question, c’est plonger au cœur d’un sujet brûlant : comment mesurer, exposer et, espérons-le, réduire l’impact des pollueurs à l’échelle mondiale ? Al Gore, l’ancien vice-président des États-Unis, a-t-il enfin trouvé l’outil qui rend impossible le camouflage de cette pollution meurtrière ?

Derrière la discrétion de la technologie, un nouveau système vient de voir le jour. Créé par l’ONG Climate Trace, cofondée par Al Gore, il s’agit d’une plateforme révolutionnaire qui utilise l’intelligence artificielle pour suivre – en temps réel – la pollution due aux particules fines (PM2.5) provenant de plus de 660 millions de sources à travers le monde. Comment une telle initiative a-t-elle pu émerger, et pourquoi si tard alors que la combustion des énergies fossiles tue, selon certains experts, jusqu’à 10 millions de personnes chaque année ?

Ce projet, loin de se contenter de statistiques froides, révèle une ambition bien plus large. Climate Trace ne se limite pas seulement à exposer les émissions de gaz à effet de serre : son nouvel outil cartographie aussi la dispersion des panaches de pollution autour des grandes villes et donne accès à des données brutes sur les principaux pollueurs industriels. Mais ce qui motive ce projet, ce sont autant les grandes problématiques globales que les histoires locales : c’est suite à un combat environnemental à Memphis, dans un quartier dominé par une raffinerie, qu’Al Gore s’est demandé – et si nous pouvions visualiser en direct comment ces polluants s’infiltrent dans nos vies ?

Dénoncer les responsables ne suffit plus : désormais, la technologie donne aux citoyens le pouvoir de voir la pollution, source par source.

Cette nouvelle vigilance est rendue possible par les dernières avancées de l’intelligence artificielle et par le regroupement de partenaires universitaires tels que Carnegie Mellon. Aurions-nous pu, il y a seulement quelques années, rêver d’un suivi de 662 millions de sites polluants sans l’appui de l’IA ? Ce bond technologique pourrait-il transformer notre rapport à l’air que l’on respire ?

Les recherches scientifiques n’ont fait que révéler, ces dernières années, l’ampleur des dégâts causés par les particules fines : cancers, maladies cardiaques, mais aussi aggravation du diabète, de la maladie d’Alzheimer, du Parkinson, et même augmentation des risques d’accoucher de bébés de faible poids ou la croissance de la démence. En d’autres termes, la pollution de l’air, même à des niveaux considérés comme légaux, tue silencieusement des dizaines de milliers de personnes par an, rien qu’aux États-Unis.

Faut-il voir dans cette démarche un nouvel espoir ? Al Gore le pense : selon lui, mettre à nu les données sur la pollution des énergies fossiles crée une opportunité inédite d’accélérer la transition vers des technologies moins polluantes, et de mobiliser le soutien politique nécessaire à la conversion des infrastructures existantes. Est-ce que l’intelligence artificielle, en permettant cette transparence radicale, va précipiter la fin de l’impunité pour les pollueurs ? L’histoire nous enseigne-t-elle que, comme cela fut le cas avec l’essence plombée grâce au travail de pionniers comme Joel Schwartz, la connaissance et la visibilité peuvent forcer la décision politique ?

Face à un tel outil, la question est alors posée : la société trouvera-t-elle le courage d’utiliser ces nouvelles armes numériques pour exiger des comptes, et donc changer radicalement la donne ?

Source : Techcrunch

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