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Credits image : Google DeepMind / Unsplash

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La recherche est-elle en train de devenir le terrain de jeu privé des IA de Google et OpenAI ?

Le futur de la recherche appartient-il encore aux humains, ou Google prépare-t-il une révolution silencieuse à travers ses agents intelligents ? Le géant de Mountain View vient tout juste de lancer une version « réimaginée » de son agent Gemini Deep Research, désormais propulsée par Gemini 3 Pro, son modèle fondamental de dernière génération. Mais cette innovation est-elle si simple qu’elle en a l’air, ou cache-t-elle une lutte acharnée pour le contrôle du paysage de la recherche et de la connaissance ?

Gemini Deep Research n’est plus simplement un outil de génération de rapports. Désormais, il s’ouvre aux développeurs grâce à l’Interactions API, leur permettant d’intégrer la puissance de l’IA de Google dans leurs propres applications. Cela suffit-il à donner naissance à des services capables de nous dispenser de « googler » nous-mêmes ? N’assiste-t-on pas à l’avènement d’un Web où les recherches sont pilotées exclusivement par des IA ?

Google prétend que Gemini 3 Pro garantit une production factuelle optimale, réduisant au maximum les hallucinations, ces dérives bien connues de l’IA générative. Mais faut-il se satisfaire de telles promesses de la part du leader de la tech, alors que ces agents se retrouvent de plus en plus aux commandes de processus critiques comme la recherche pharmaceutique ou la vérification financière ? Jusqu’où peut-on vraiment faire confiance à ces machines invisibles qui manipulent et trient l’information à notre place ?

Les nouveaux agents IA redéfinissent déjà la façon dont l’information circule… mais l’humain n’est-il pas en train de devenir l’observateur passif d’un duel algorithmique ?

Pour prouver l’efficacité de Gemini Deep Research, Google a créé son propre benchmark, DeepSearchQA, axé sur les tâches complexes de recherche d’informations. Il a également soumis son agent à deux autres benchmarks, dont l’intrigant Humanity’s Last Exam, conçu pour défier même les modèles les plus avancés sur des tâches ultra-pointues. Pourtant, ces initiatives ne cherchent-elles pas aussi à installer Google comme le juge et partie de la performance IA, surtout qu’OpenAI n’a pas tardé à publier, le même jour, la mise à jour très attendue de GPT 5.2, « Garlic » ?

Sur les bancs d’essai maison, Gemini Deep Research sort largement vainqueur, mais les écarts avec ChatGPT 5 Pro d’OpenAI sont minimes, ce dernier ressortant même gagnant sur certains tests pratiques liés aux navigateurs web. Peut-on alors réellement départager ces mastodontes technologiques dans une course où chaque nouveau record est aussitôt dépassé le jour même ?

Ce que la plupart des observateurs n’auront pas manqué de remarquer, c’est l’orchestration du timing : Google dévoile son innovation juste avant qu’OpenAI ne frappe fort avec Garlic. S’agirait-il d’une simple coïncidence ou d’une manœuvre calculée pour affirmer sa place dans une guerre des IA à l’évolution quasi-quotidienne ?

Alors, à l’heure où la recherche sur internet glisse dans les profondeurs opaques des algorithmes d’agents autonomes, une question cruciale se pose : le grand public sera-t-il bientôt totalement dépossédé de son interface directe avec l’information ?

Source : Techcrunch

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