« Si les robots prennent le pouvoir, espérons au moins qu’ils n’oublient pas de plier nos chaussettes ! »
Le CES, c’est un peu comme un bal masqué futuriste où chaque année, les robots sortent le grand jeu pour nous éblouir, nous amuser… et, soyons honnêtes, nous rappeler que la SF, c’est parfois surtout du SFFF : Science Fiction, Farce et Fantaisie. Au menu cette fois-ci ? Une armada de nouveaux robots prêts à relever tous les défis du quotidien… ou, du moins, à essayer (et à parfois tomber sur scène sous nos yeux incrédules).
Côté performance, difficile de passer à côté de l’exhibition du robot pongiste de Sharpa. Certes, son jeu de poignet n’en ferait pas le favori des championnats olympiques — il menait plutôt du 5-9 dans la catégorie « slowmotion » — mais voir une main robotique aussi habile, c’est tout de même impressionnant. Même si, pour le fun, certains humains dans mon cercle d’amis n’ont franchement pas fait mieux face à la petite balle blanche. Bref, si vous n’êtes pas champion de ping-pong, vous pouvez toujours faire équipe avec votre futur collègue d’acier !
Sous les projecteurs du CES, le vrai show, ce n’est pas la perfection technique, mais la personnalité inattendue des robots.
Mais le spectacle ne s’arrête pas là : place au ring avec les humanoïdes d’EngineAI. Nommés T800 – clin d’œil assumé à Terminator –, ces robots boxeurs nous ont surtout offert un festival de shadowboxing, de chutes graciles et de balades imprévues dans le public. Plutôt que la peur d’une invasion de machines ultra-efficaces, on ressort avec l’envie d’applaudir leur petit côté maladroit et touchant. Même Robocop aurait ri sous son casque.
Ambiance night club côté Unitree : ses robots danseurs, venus d’une entreprise plus suivie par les autorités que certains influenceurs TikTok, se déhanchent sans relâche. Pas d’inquiétude visible sur la piste – et aucune trace d’un plan machiavélique, juste de la bonne ambiance et du groove mécanique. Comme quoi, même dans un salon high-tech on ne résiste pas à l’appel du dancefloor !
Pour les amateurs de sucreries, direction le stand Galbot et son robot épicier, capable d’aller chercher vos friandises préférées (et oui, j’ai testé pour vous Sour Patch Kids #journalismedextrême). Pendant que Dyna Robotics a conquis le cœur des fainéants du repassage avec une paire de bras qui plie le linge plus vite qu’on ne fait une machine. Leur robot est d’ores et déjà un hit chez certains hôtels et salles de sport — attention, Madame Pli-Pli pourrait bien être au chômage technique bientôt !
Et sinon, entre un robot qui range le linge, un autre qui fait le majordome et un aspirateur à pattes capable de monter les escaliers, difficile de suivre le rythme dans les allées du CES. Mais rassurez-vous, on a gardé des vidéos pour vous du Saros Rover grimpeur, du TORA-ONE fabricant de glaces et du onero H1 porteur de café du matin. Le progrès avance à pas de géant… ou parfois à pas hésitants, mais toujours avec une touche de génie farfelu.
Au final, on retiendra surtout que sous la carrosserie brillante et les gestes parfois maladroits, nos amis les robots partagent avec nous un certain sens du spectacle. Et s’ils finissent par dominer le monde… promis, je leur laisse ma pile de linge à plier ! Comme disait un robot célèbre : « I’ll be back. Avec une chemise bien repassée, j’espère. »
Source : Techcrunch




