« Quand tu joues au Monopoly avec le roi des terres rares, il ne faut jamais oublier qu’il tient toutes les pièces violettes ! » Voilà qui résume bien la partie de poker qui vient de s’achever entre Trump et Xi Jinping, sous le regard amusé d’une planète dépendante aux gadgets électroniques et aux batteries qui font bip bip.
Après des mois de coups de bluff dignes du plus grand tournoi mondial de cartes à collectionner, la Maison-Blanche a finalement publié le jeu de cartes gagnant : toutes les restrictions chinoises sur les exportations de terres rares seront suspendues ! On parle ici d’éléments chimiques dont personne ne sait prononcer le nom (gallium, germanium, antimoine, graphite…) mais qui, paradoxalement, se trouvent dans nos téléphones, nos brosses à dents électriques, nos satellites et même dans la télécommande de mamie.
Ces fameux métaux, la Chine en possède la quasi-intégralité du marché. Imaginez un Monopoly où le joueur chinois a tous les terrains, toutes les gares et même la Banque. Quand Pékin avait annoncé en octobre puis en avril l’obligation pour les entreprises étrangères de demander une autorisation avant d’importer le moindre gramme de ces ingrédients magiques, les États-Unis avaient juré de répliquer… à coups de tarifs douaniers XXL (+100% sur les importations chinoises, rien que ça !).
La guerre commerciale version 2025, c’est un peu comme une partie d’échecs où chaque cavalier cache un smartphone sous son sabot.
Coup de théâtre donc, les deux pays rebattent les cartes : non seulement la Chine desserre l’étau, mais Washington renonce en retour à ses fameux tarifs prohibitifs pour une petite année sabbatique. Comme quoi, sous des airs de bras de fer, le savoir-faire diplomatique, c’est surtout savoir s’arrêter avant la casse… de consoles de jeux dernière génération.
Pour le monde de la tech, c’est Noël avant l’heure : la chaîne d’approvisionnement n’aura pas à broyer du noir pour trouver de quoi fabriquer processeurs, lasers ou véhicules électriques. Les entreprises internationales soufflent (et les collectionneurs de tablettes aussi). Qui sait, peut-être que, dans quelques années, seuls les historiens se rappelleront la période où le marché mondial des playstations a failli reposer sur une poignée de kilos de graphite chinois.
Alors soyons honnêtes, derrière les titres dramatiques et les discours martiaux se cachait surtout une grosse partie de “tu me tiens, je te tiens, par la galère aux minerais”. Ce deal rappelle surtout que la high-tech, c’est un scénario où tout le monde veut être maître du jeu mais où, au final, c’est toujours la table qui gagne.
En matière de terres rares, mieux vaut avoir la main légère que la main lourde… sinon, gare à la panne sèche de consoles !
Source : Techcrunch




