« Quand Netflix veut tout voir, même Warner doit passer sur leur écran géant », disait un ex-abonné HBO pendant sa sixième binge-watch d’une série DC Comics. Mais attention, sous les feux des projecteurs, tout n’est pas si simple, et la fusion annoncée entre Netflix et Warner Bros. Discovery (WBD) sent à la fois la superproduction milliardaire… et le piège à popcorn.
2025, c’était déjà l’année où il fallait booker ses streamings avec son agenda, mais Netflix a décidé d’en rajouter : la plateforme vient d’annoncer le rachat (plutôt spectaculaire !) de Warner Bros., HBO, HBO Max… et même les baguettes magiques d’Harry Potter. Oui, tout ce beau monde va bientôt squatter le même canapé. La pilule (rouge ou bleue, choisissez vite) : un deal titanesque à plus de 82 milliards de dollars qui, selon certains analystes, va transformer Hollywood… ou le secouer comme un grand milkshake geek.
Bref retour sur la genèse du divorce : WBD, embourbé dans une dette monumentale (et disons-le, dans une montagne de box sets poussiéreux), s’est mis à la recherche d’un nouveau prince charmant. Les studios Paramount ont couru en premier, dégainant une offre à 108 milliards. Mais surprise : le board a préféré l’offre cash money de Netflix, pariant que mieux vaut une plateforme qui a déjà l’habitude de grignoter ses concurrents qu’un mariage risqué avec Paramount et ses propres dettes de super-vilain.
Même dans le monde du streaming, il faut parfois zapper pour survivre.
Bien qu’ayant eu le dernier mot (pour l’instant), Netflix a dû repousser les assauts de Paramount, qui n’a pas hésité à sortir son arsenal juridique et même à porter plainte, arguant que leur offre était “bien meilleure, promis, juré”. Mais bon, ça faisait quand même beaucoup de zéro derrière le dollar… et pas forcément du genre qu’on aime avoir sur son compte.
C’est alors que les régulateurs débarquent, tels des critiques de cinéma redoutant le blockbuster de trop : des sénateurs américains (coucou Bernie Sanders et Elizabeth Warren !) craignent qu’un tel monopole ne rase la concurrence, n’augmente les prix (déjà que Netflix aime ça) et ne laisse que les gros studios sur scène, reléguant les petits réalisateurs et scénaristes au vestiaire. Si la fusion capote, Netflix devra lâcher près de 6 milliards de dollars pour casser la promesse, soit le prix de… 100 séries post-apo annulées après une saison !
Dans l’arrière-boutique d’Hollywood, ça râle sec : la Writers Guild of America crie à l’injustice et l’avenir incertain inquiète surtout les créateurs qui craignent de voir leur créativité passer à la trappe ou leurs jobs disparaître dans le générique de fin. Du côté des fans et abonnés, pour l’instant, ni fusion des applis ni explosion des tarifs (ouf), mais quand on connaît Netflix, on sait que “pas de hausse de prix” veut juste dire “pas tout de suite !”. Alors, prêts pour un nouvel abonnement “Netflix Max Power Edition” ?
En résumé : le clap de fin n’est pas pour demain. Le vote des actionnaires WBD devrait avoir lieu en avril, et le deal pourrait se boucler… dans 12 à 18 mois. En attendant, préparez le popcorn… et vérifiez votre plafond de carte bancaire.
Car en streaming comme au ciné, souvent, ce ne sont pas les héros qui sauvent la situation… c’est l’antitrust !
Source : Techcrunch




