“Qui a dit que la curiosité a tué le chat ? À San Francisco, c’est plutôt la technologie…” Bienvenue dans le Mission District où l’avenir s’écrit en code source… et parfois aussi en larmes de croquettes.
C’est la triste histoire de Kit Kat, le matou préféré du quartier, qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment : sous les roues d’un taxi sans chauffeur, un Waymo tout droit sorti du futur. Pas de conducteur pour pleurer, ni même pour se confondre en excuses ou sortir un mouchoir. Non, juste un silence robotique et des fans de Kit Kat qui improvisent un mémorial digne des Oscars… si les Oscars récompensaient les chats et les voitures autonomes.
Bientôt, autour du sanctuaire dédié à Kit Kat, les pancartes fusent plus vite qu’un bug informatique ! D’un côté, on accuse la technologie d’avoir perdu tout sens de l’humain (ou du félin, c’est selon), de l’autre, on rappelle que les conducteurs à deux jambes écrasent bien plus que leurs collègues en silicone. À croire que même pour pleurer un chat, il faut désormais choisir son camp dans la guerre des intelligences !
La ville de demain devra-t-elle choisir entre les moustaches et les algorithmes ?
Jackie Fielder, représentante locale embauchée pour défendre le quartier, a profité de ce tragique événement pour soulever la vraie question qui chatouille tout le monde : qui peut-on blâmer quand la technologie dérape ? Un conducteur peut s’expliquer, montrer son carnet, ou trembler devant la maréchaussée ; une machine, elle, n’a même pas une patte à lever en signe de remord… Faut-il alors laisser les habitants voter pour savoir si ces taxis futuristes peuvent continuer à rouler dans leurs rues ?
Waymo, de son côté, s’est fendu d’un message aussi lisse que la carrosserie de son robotaxi : « Le chat a surgi de nulle part. Toutes nos condoléances au propriétaire et au quartier. » Classique : un peu d’émotion synthétique calée entre deux lignes de code. On imagine déjà Alexa qui commence à jouer « Memory » en sourdine.
Mais derrière les mémoriaux et les débats, n’oublions pas que si l’intelligence artificielle fait peur, elle n’est pas la seule responsable des accidents de la route. Un peu comme un chat qui vous fixe d’un air de dire : « Suis-je le maître du chaos ou juste victime d’un monde qui invente trop vite ? »
Moralité : Même dans la ville la plus connectée du monde, il faudra peut-être plus qu’une simple mise à jour pour éviter de piétiner le cœur des habitants. Une pensée pour Kit Kat… et un message aux robots : regardez bien où vous mettez vos roues, ou vous risquez d’avoir un jour un sacré chat dans la gorge !
Source : Techcrunch




