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Credits image : Suppanuch Wongpasklang / Unsplash

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Jusqu’où Microsoft ira-t-il pour dominer le marché de l’IA ?

Pourquoi Microsoft investit-il autant dans les capacités de calcul pour l’IA, et jusqu’où peut aller cette chasse aux infrastructures de pointe ? Derrière la course effrénée aux GPU, quels sont les véritables enjeux pour l’entreprise et pour l’industrie du cloud ?

Le géant de Redmond ne laisse aucun détail au hasard dans sa quête d’une suprématie sur le marché de l’intelligence artificielle. Lundi dernier, Microsoft a signé un contrat gigantesque de 9,7 milliards de dollars sur cinq ans avec l’australien IREN. Mais qu’est-ce qui rend ce partenariat si stratégique ? Il s’agit d’accéder à des infrastructures équipées des GPU GB300 de Nvidia – les fameux semi-conducteurs devenus la clé de voûte de l’IA mondiale –, déployés à Childress, au Texas, pour soutenir une capacité énergétique de 750 mégawatts. Ces ressources sont-elles suffisantes face à une demande exponentielle ?

L’appétit de Microsoft ne s’arrête pas là. En parallèle, IREN annonce l’achat séparé de GPU et de matériel chez Dell pour une somme de 5,8 milliards de dollars. Cette multiplication des fournisseurs trahit-elle une crainte de pénurie ou une volonté de diversification face aux tensions sur le marché des composants ? La compétition reste féroce : qui pourra garantir un accès continu à de telles ressources ?

Pour asseoir sa domination sur l’IA, Microsoft multiplie les alliances stratégiques et diversifie ses sources d’approvisionnement en puissance de calcul.

Ce nouvel accord intervient juste après la mise en service par Microsoft du premier cluster de production sous Azure, intégrant les systèmes Nvidia GB300 NVL72, annoncés comme optimisés pour les modèles de raisonnement avancé, l’IA agentique et la génération multimodale. Quelle influence ces infrastructures auront-elles sur la capacité de Microsoft à proposer des innovations en intelligence artificielle ? Jusqu’où la société poussera-t-elle cette montée en puissance ?

Ce n’est pas la seule initiative récente : le mois dernier, Microsoft a scellé un autre contrat de taille – visant cette fois 200 000 GPU Nvidia GB300 – avec Nscale, pour équiper trois data centers européens et un américain. La stratégie de Microsoft semble claire : capter toute la puissance disponible, mais au prix de quels risques et pour quels retours concrets ?

La trajectoire d’IREN intrigue également. Anciennement dédié au minage de bitcoin, l’entreprise a réorienté ses ressources colossales de GPU vers les besoins de l’IA. Une opportunité saisie, à l’instar d’acteurs comme CoreWeave. Daniel Roberts, PDG d’IREN, affiche ses ambitions : il estime que le contrat avec Microsoft n’occupera que 10 % de la capacité totale de l’entreprise tout en générant près de 1,94 milliard de dollars de revenus annuels. Comment IREN entend-elle gérer ce nouvel afflux de clients et de ressources, sans perdre son agilité ?

Au-delà de la course aux GPU et aux contrats faramineux, la question demeure : cette soif de puissance de calcul façonnera-t-elle le futur de l’intelligence artificielle, ou créera-t-elle de nouvelles dépendances et vulnérabilités pour les géants du secteur comme Microsoft ?

Source : Techcrunch

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