« Ceux qui pensent que l’intelligence artificielle va prendre leur travail n’ont pas encore vu un comité de fusion entre divisions ! » Oui, aujourd’hui, on vous embarque en direct de Séoul pour un nouvel épisode du soap opéra tech sud-coréen : quand SK Telecom fusionne ses différentes équipes IA, ce sont les bureaux qui bougent… et le moral des employés aussi.
Tout juste sortie du berceau (son nom ? AI CIC – Company-In-Company, parce que « nouveau-né » c’est moins vendeur), cette division ultra futuriste fait déjà parler d’elle… et pas pour un prix d’innovation, mais pour son offre de départ « à la carte » : la retraite volontaire. Selon SK Telecom, ça n’est pas un plan de licenciement, mais une « mesure de soutien » pour aider les salariés égarés dans la jungle des réorganisations internes — un peu comme un GPS humain pour cadres stressés.
Traduction : personne ne sera jeté comme un vieux modem, mais si votre job se transforme du jour au lendemain ou que vous deviez vous retrouver à déménager dans une succursale inconnue, on vous propose la sortie de secours en douceur (avec, espérons-le, des indemnités à la hauteur des kilomètres à avaler).
Même dans l’IA, l’humain doit parfois résister au bug de l’organisation.
Ce plan concerne tout le monde : du stagiaire au vétéran, la retraite volontaire c’est finalement le « start-up package » de 2024. Y compris pour les 1 000 collaborateurs du pôle IA, invités à choisir entre mutation, réorientation, ou lever le pied avant que la machine ne le fasse pour eux. Selon la direction, cette fusion des forces IA évitera les doublons, responsabilisera les équipes et, soyons honnêtes, mettra fin à la guerre des post-its entre bureaux rivaux.
Mais attention, derrière les discours lissés se cache un vrai pari sur l’avenir. L’ère de la diversification touche à sa fin ; place à l’ère de la concentration… en espérant que la mayonnaise prenne. La nouvelle division chapeautera tout : l’assistant virtuel maison A. (à prononcer « A-dot », rien à voir avec un point de croix), les data centers, les solutions B2B et même les alliances internationales. Bref, un centre de contrôle pour dominer le marché coréen, voire même lancer 2024 sur orbite !
Pour appuyer cette ambition, SK Telecom met les petits data dans les grands : location de GPU Nvidia Blackwell à la minute, et partenariat glam avec OpenAI pour transformer la région du sud-ouest en Silicon Valley locale. L’objectif est clair : 5 mille milliards de wons de chiffre d’affaires IA d’ici 2030, parce qu’il n’y a pas que Samsung qui sait viser la Lune.
Mais, comme dans toute fusion, l’histoire pourrait réserver bien des surprises… Car même si tout le monde fait mine de sourire, il se murmure qu’on ne connaît pas encore l’ampleur des départs volontaires à ce jour. Une preuve, une fois de plus, que dans le monde de l’IA, l’incertitude reste le meilleur algorithme !
En attendant, chers employés, pour ne pas perdre la ligne en période de transition : pensez à faire des « pauses café virtuelles » – ça recharge mieux les batteries… sauf celles de votre PC !
Source : Techcrunch




