« L’intelligence artificielle va-t-elle bientôt prescrire l’ordonnance pour une paperasse sans fin ? » Voilà une question presque aussi piquante qu’un vaccin dans le bras. Mais que vous soyez hypocondriaque ou juste allergique… au bureaucratique, préparez-vous à découvrir comment Claude pourrait révolutionner le cabinet médical, sans piquer la place du médecin !
Alors qu’OpenAI faisait dernièrement couler beaucoup d’encre avec sa version santé de ChatGPT, intitulée sobrement « ChatGPT Health », Anthropic a discrètement glissé sa blouse blanche sur le marché avec « Claude for Healthcare ». Si le nom sonne un peu comme celui d’un médecin de famille, ne vous y trompez pas : ici, pas de stéthoscope, mais une IA truffée de connecteurs et d’idées pour alléger le quotidien des patients, des médecins, et même des assureurs. On vous rassure, ni ChatGPT ni Claude ne recyclent vos données santé pour rendre encore plus intelligentes leurs futures versions (c’est juré, et c’est dans leurs CGU, promis !).
Mais que fait donc ce Claude qui change la donne? Imaginez un majordome numérique qui court chercher vos dossiers, classe les papiers administratifs et farfouille dans les bases de données médicales plus vite que vous ne pouvez dire « code ICD-10 ». Là où ChatGPT Health semble jouer la carte du compagnon de discussion pour patients curieux, Claude sort l’artillerie lourde pour organiser, synthétiser, et même accélérer les fameux parcours de validation des traitements, ces fameux « dossiers administratifs » qui font perdre leurs cheveux à tant de médecins.
Dans la grande salle d’attente de l’innovation médicale, l’IA veut moins répondre à « Docteur, c’est grave ? » qu’à « Docteur, où est mon dossier ? »
Grâce à ses nouveaux « connecteurs », Claude se branche sur des bases telles que celles de Medicare, des classifications des maladies ou encore PubMed. Bref, il fait la tournée des bases de données santé comme une rockstar collectionne les tubes, tout ça pour décharger les professionnels de santé du poids administratif. Selon Mike Krieger, le Chief Product Officer chez Anthropic, ce sont des heures entières récupérées sur la paperasserie qui pourraient – enfin ! – être consacrées aux patients. Efficace, mais sans vouloir tomber dans l’euphorie, attendons de voir si Claude fait vraiment tomber les diagnostics de la paperasse… sans tomber dans l’erreur logique !
Car rappelons-le, si les LLM (modèles de langage) sont forts pour tenir la conversation et même expliquer le dernier épisode de Dr House, ils n’ont pas (encore) leur diplôme de médecin. Certes, des millions de personnes consultent ChatGPT chaque semaine pour leur santé – OpenAI annonce même 230 millions de dialogues hebdomadaires sur le sujet. Pourtant, aussi malins soient-ils, ni Claude ni ChatGPT ne remplacent la visite chez le praticien, ce que rappellent leurs concepteurs à chaque occasion. Mieux vaut donc voir ces IA comme des super-assistants survoltés… mais pas comme des remplaçants titulaires au stétho !
Il n’empêche, le débat ne fait que commencer : hallucinations, risques de mauvais conseils… Les experts pointent le danger d’une confiance aveugle dans ces modèles. Mais, et si tout ceci était simplement une question d’équilibre ? Entre outil révolutionnaire pour les tâches ingrates et véritable partenaire santé, l’IA cherche encore sa place dans votre dossier médical.
Alors, la prochaine fois qu’on vous dira que Claude va sauver la santé, rappelez-vous : il ne saura peut-être pas diagnostiquer votre grippe, mais il est déjà prêt à vacciner le système contre la paperasse chronique. Si ça, ce n’est pas un remède miracle, alors… la médecine a encore de beaux jours devant elle !
Source : Techcrunch




