« Quand la vie vous file des étoiles, visez la constellation ! » Voilà comment on pourrait résumer l’ambition un poil mégalo d’Elon Musk et sa joyeuse bande de petits satellites Starlink. En tout cas, la FCC (l’autorité américaine qui surveille nos ondes comme une mama italienne veille sur ses pâtes) vient tout juste de donner le feu vert à SpaceX pour envoyer 7 500 engins stellaires supplémentaires dans l’espace. On approche donc du Guinness du plus gros chapelet de satellites jamais lancé autour de la planète, avec pas moins de 15 000 Starlink tournant autour de nos têtes. À ce rythme, bientôt on comptera plus de satellites que de blagues sur Elon Musk sur Twitter/X !
Mais attention, pas question de s’arrêter à remplir le ciel de « bling bling » lumineux. Ce feu vert, c’est aussi la permission d’étendre la couverture internet haut débit à des coins où la fibre n’ose même pas s’aventurer. Plus fort encore, les nouveaux Starlink auront le droit d’utiliser cinq fréquences différentes pour proposer une connexion directe de satellite à mobile, y compris hors des États-Unis, et en complément chez l’Oncle Sam. En gros, de quoi kikker la 4G même en haut d’un volcan islandais – ou lors de vos vacances dans la Creuse (pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est le « Far West » français niveau wifi).
Faut dire, SpaceX avait vu grand, voir très grand : ils voulaient balancer 15 000 oiseaux de métal dans l’espace d’un coup, histoire de finir le Monopoly orbital. Mais la FCC a eu le pied sur le frein, façon « on va y aller mollo les gars » : pour l’instant, seulement la moitié est autorisée à prendre son envol, pendant que les autres attendent sagement leur ticket de sortie en salle d’attente.
Même dans l’espace, il vaut mieux ne pas mettre toutes ses fusées dans le même panier.
Et comme à l’école, il y a des délais à respecter, sans quoi c’est la punition ! SpaceX doit envoyer la moitié de ses nouveaux satellites d’ici décembre 2028, et le reste avant 2031. Pas de pression, Elon, mais t’as intérêt à bien cocher ton planning. Sinon, ça risque de faire tâche sur la carte du ciel…
Alors, à ceux qui craignaient que la pollution lumineuse des satellites n’éclipse la comète de Halley, rassurez-vous : la FCC garde un œil sévère sur les ambitions parfois cosmiques (dans tous les sens du terme) de SpaceX. Pour les accros à Google Maps qui craignent les « zones blanches », c’est peut-être la meilleure nouvelle depuis l’invention de la batterie externe !
Au final, une affaire qui montre bien : ce n’est pas parce qu’on vise la lune qu’on décroche forcément toutes les étoiles d’un coup. Même Musk doit parfois lever le pied… spatialement parlant.
Allez, de toutes façons, même Starlink a parfois besoin d’un peu de « temps de latence » pour voir plus loin !
Source : Techcrunch




