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Credits image : Mauro Sbicego / Unsplash

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Nexos.ai : L’entreprise qui peut réconcilier sécurité et adoption massive de l’IA en entreprise?

Les entreprises voient-elles vraiment l’intelligence artificielle comme une opportunité ou un gouffre à risques? Face à la montée fulgurante de l’IA générative, la peur de fuites massives de données n’a jamais été aussi forte. Comment conjuguer ambition d’innovation et impératif de sécurité, alors que bon nombre de directions juridiques préfèrent tout simplement bannir l’IA en interne?

C’est à ce stade que Tomas Okmanas et Eimantas Sabaliauskas, les fondateurs de Nord Security, ont décidé de frapper fort. Avec leur toute jeune startup Nexos.ai, encore à peine sortie de l’ombre, ils viennent de lever 30 millions d’euros dans une série A menée par Index Ventures et Evantic Capital. Leur promesse? Agir comme un tiers de confiance, une sorte de “Suisse” pour les outils d’IA, afin de permettre aux entreprises d’exploiter le potentiel de l’IA tout en contrôlant ce qui transite vraiment par ces modèles aussi puissants que voraces en données sensibles.

Pourquoi un tel engouement de la part des investisseurs? Simple effet de mode ou prise de conscience d’une faille béante en matière de gouvernance? Nexos.ai mise sur une double innovation : une interface (AI Workspace) à destination des salariés, et un portail (AI Gateway) destiné aux développeurs, capable d’agir comme point de passage unique, sécurisé et conforme pour une multitude de modèles IA. Faut-il voir là la clé permettant enfin un passage à l’échelle des projets IA dans les grandes entreprises?

Face au risque, l’équation IA en entreprise impose-t-elle un acteur neutre pour éviter la catastrophe annoncée?

Malgré leur expérience à avoir bâti Nord Security sans investisseurs, les fondateurs ont cette fois accepté l’aide de fonds bien décidés à influencer le secteur, à commencer par “Legends”, le réseau de mentors monté par Evantic. Mais alors, ce choix de s’entourer des VCs marque-t-il le début d’une ère où l’accompagnement et l’expertise deviennent plus stratégiques que les seuls capitaux?

Si l’heure est aux démonstrations – entre 50 et 60 par semaine chez Nexos.ai – la réalité des grandes entreprises est moins fluide. Comment convaincre des conseils d’administration frileux de franchir le pas? Le nerf de la guerre reste la gestion des coûts, la conformité mais surtout la réassurance sur la souveraineté des données, un enjeu central pour l’Europe, et particulièrement aigu dans les secteurs régulés.

Au-delà du discours, les premiers cas concrets parlent d’eux-mêmes: chez Hostinger, grâce à l’IA, l’entreprise a économisé 10 millions d’euros en évitant de recruter 500 personnes. Mais une telle prouesse est-elle duplicable partout, ou s’agit-il d’une exception liée à la culture tech de certains clients? Nexos.ai compte aussi des fintechs comme Payhawk ou des sociétés du portefeuille Tesonet parmi ses premiers partenaires.

Pour l’instant, impossible de connaître le chiffre d’affaires de Nexos.ai, le secret reste bien gardé. Mais la taille de l’équipe devrait doubler d’ici peu, signe que la startup vise déjà les institutions publiques et le marché nord-américain. Reste à savoir si cette stratégie de neutralité sera suffisante face à la méfiance généralisée qui entoure encore l’IA dans l’industrie…

Au final, la vraie question persiste : la promesse d’une IA “sous contrôle” grâce à un tiers de confiance sera-t-elle suffisante pour lever les derniers freins à l’adoption massive dans les entreprises traditionnelles?

Source : Techcrunch

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