« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… ou à ceux qui commandent leurs courses avant le premier café ! »
Vous connaissez peut-être déjà inDrive pour son concept farouchement démocratique : ici, le prix des courses n’est pas gravé dans le marbre – il se négocie entre passager et chauffeur, ambiance souk virtuel garanti ! Mais pendant que ses rivaux piétinent dans la course effrénée de la mobilité, la start-up californienne sort un as de sa manche. Cette fois, inDrive ne se contente plus de vous amener du point A au point B – elle veut placer pub et patate (douce) dans votre poche, en jonglant entre publicité et livraison de courses. Bref, l’appli veut devenir le prochain super-héros… ou plutôt, super app du quotidien.
Car même chez les géants du transport, le vent tourne. La jungle des applications de mobilité n’a jamais été aussi dense et chaque plateforme cherche son petit plus pour éviter la sortie de route. Pour inDrive, diversifier ses revenus, c’est un peu comme mettre un casque avant de monter à vélo : hautement conseillé ! La publicité, avec ses marges dorées et son efficacité redoutable, s’est donc invitée dans la danse, bientôt suivie par la livraison de courses pour doper la fréquence d’ouverture de l’application – ils veulent que vous cliquiez plus pour, disons… acheter plus (et voir quelques annonces bien senties au passage).
Le modèle du « super app » n’a rien d’inédit. Pourtant, là où certains se sont cassé les dents, inDrive préfère la jouer fine : viser d’abord les marchés émergents, là où la concurrence se chauffe à grand renfort de tuk-tuks, taxis, et autres scooters acrobates. Avec ce pari, inDrive mise sur les usages les plus quotidiens : commander ses œufs et voir une pub pour du shampooing pendant qu’on attend son chauffeur – l’ascenseur émotionnel des apps, version 2.0 !
La frontière entre taxi et caddie virtuel se fond… et inDrive rêve d’un monde où l’on pourrait commander sa banane tout en comparant le tarif de sa course.
Côté pub, la vraie nouveauté c’est le ciblage : la personne qui attend son véhicule ou déambule sur l’appli captive toute l’attention… Ça, les annonceurs adorent, et la start-up le sait bien. Pour l’instant, les écrans de pub fleuriront sur l’appli dans 20 marchés-clés comme le Mexique, la Colombie, l’Égypte, le Maroc, et surtout – roulement de tambour – le Pakistan. Là-bas, c’est la fête à la livraison rapide : en partenariat avec Krave Mart, supermarché invisible mais omniprésent (dark store power !), inDrive entend bien remplir les frigos sans vider les portefeuilles.
Pourquoi le Pakistan ? D’abord, parce que le secteur y est parfois plus fragmenté qu’un puzzle pour daltoniens ; ensuite, parce que la demande pour la livraison express explose. inDrive y a déjà mis le turbo : près de 40 % de croissance sur les courses, un boom des livraisons, et des investissements qui feraient pâlir un VC frileux. Cerise sur le biryani, la société a choisi Karachi comme tête de pont avant de débarquer à Lahore, Islamabad et Rawalpindi, le tout avec un catalogue de 7 500 produits. Besoin d’une lime à ongles, de bananes, et d’un deodorant en moins de 30 minutes ? C’est possible, et la livraison est même offerte à partir de 499 PKR (environ 2 $). C’est tout bénéf’… sauf pour les sceptiques du modèle « super app »…
Mais justement, le vrai tour de force ici, c’est la résilience d’inDrive face à un marché du capital-risque plutôt boudeur. Tandis que les investisseurs planquent leur chéquier, la firme californienne mise sur la taille et l’expérience, avec une base d’usagers à rendre Uber jaloux et, surtout, une stratégie anti-panique qui s’adapte au chaos local. Résultat : même si la pub dans les taxis volants n’est pas encore pour demain, le duo mobilité-livraison s’annonce déjà comme un nouveau levier… et une foire d’empoigne publicitaire où le client reste roi (et cible de pub, accessoirement).
Demain, inDrive promet : plus de pubs, plus d’œufs à la coque, peut-être bientôt plus de services financiers ou de gadgets à la minute… Mais une chose est sûre : entre taxi et caddie, leur appli n’a pas fini de nous faire tourner la tête. Dommage que le « drive » dans inDrive ne concerne pas encore les caddies sur l’autoroute !
Source : Techcrunch




