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Credits image : Nicole Baster / Unsplash

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L’IA peut-elle vraiment devenir le chef d’orchestre de la collaboration humaine ?

À l’heure où l’intelligence artificielle rivalise d’ingéniosité pour répondre à nos questions et résoudre les équations les plus complexes, une interrogation subsiste : et si l’IA pouvait favoriser la collaboration humaine, et pas seulement l’efficacité individuelle ? Faut-il s’attendre à une révolution dans la façon dont les équipes, et non plus les seules personnes, interagissent avec l’IA ?

C’est le pari, audacieux, de Humans&, une jeune pousse fondée par d’anciens d’Anthropic, Meta, OpenAI, xAI et Google DeepMind. Elle a récemment levé la somme sidérante de 480 millions de dollars pour développer, non pas un assistant de plus, mais un « système nerveux central » au service d’un écosystème où humains et IA coopèrent vraiment. Mais cette somme record cache-t-elle une réelle avancée technologique, ou s’agit-il d’un simple coup de communication ?

Derrière la promesse d’une « AI for empowering humans », se dessine une ambition rare : créer une nouvelle architecture d’IA, orientée non pas vers la recherche d’information, mais vers l’intelligence sociale. Le but ? Sortir du modèle classique du chatbot solitaire pour créer une couche de coordination intelligente, capable de gérer les dynamiques de groupe, d’intégrer les priorités multiples et de faciliter la prise de décisions collective. Mais n’est-ce pas là le Graal, tant convoité qu’insaisissable, de la tech ?

Humans& veut inventer une IA qui comprend les humains et leur permet d’innover ensemble, pas seulement de gagner du temps.

Pourquoi, alors, un tel engouement des investisseurs pour une entreprise sans produit concret à ce jour ? La réponse résiderait autant dans le prestige de son équipe fondatrice que dans le constat partagé par nombre d’acteurs : les outils d’aujourd’hui peinent à faire passer l’IA de l’aide individuelle à la vraie collaboration. Slack, Notion, Google Docs… chacun y va de ses premiers pas, mais la gestion fluide d’une « mémoire de groupe » et la résolution de conflits au sein d’un collectif restent des défis majeurs. Humans& saura-t-elle transformer ce rêve en réalité ?

Les fondateurs insistent : leur modèle sera bientôt entraîné différemment, avec des scénarios de « long-horizon RL » – autrement dit, un apprentissage par renforcement sur le long terme propre à ancrer l’IA dans une logique de processus étalés sur plusieurs étapes, voire plusieurs utilisateurs. À la clé, la promesse d’une IA qui retient ce que veulent ses usagers, sait pourquoi elle pose chaque question, et anticipe les enjeux collectifs. Mais cette vision sera-t-elle réalisable techniquement, alors que les géants du secteur privilégient encore l’automatisation et l’optimisation individuelle ?

Derrière la flamboyance du discours, les risques sont immenses. Outre les besoins colossaux en ressources, Humans& devra survivre face aux GAFAM et aux nouveaux titans de l’IA… tandis que ceux-ci intensifient leurs efforts sur la collaboration, comme Anthropic avec Claude Cowork ou OpenAI avec ses agents multi-usages. L’avantage de Humans&—réécrire le modèle IA autour de l’intelligence sociale—pourrait rapidement faire de l’entreprise une cible de rachat, à moins qu’elle ne sache s’imposer comme une nouvelle référence.

Pour l’instant, Humans& refuse toute offre de rachat, affichant l’ambition de devenir une entreprise de rupture, capable de redéfinir la relation homme-machine. Mais la route est encore longue avant que cette promesse ne devienne réalité. Finalement, le futur de la collaboration homme-IA se jouera-t-il entre innovation radicale et absorption par les géants déjà en place ?

Source : Techcrunch

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