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Credits image : Vitaly Gariev / Unsplash

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IA-DOlescents : Quand les bots deviennent potes (ou pas)

« Être ou ne pas être “en ligne”, telle est la question que Shakespeare aurait posée s’il était ado en 2025. »

Ah, l’adolescence ! Cette période où l’on teste les limites… et les forfaits internet. D’après la toute fraîche étude du Pew Research Center, 97 % des ados américains surfent chaque jour sur le Net, et près de 40 % se disent connectés “presque tout le temps”. Pas étonnant qu’on ne les voie jamais sans leur smartphone : il est devenu l’extension naturelle de leurs doigts. À une époque où l’Australie songe à bannir les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, le débat sur l’impact du digital sur la santé mentale des jeunes n’a jamais été aussi brûlant. Tantôt havre de réconfort, tantôt trou noir du doomscrolling, l’internet souffre décidément de double personnalité.

Outre TikTok, Instagram et YouTube, une nouvelle vedette numérique s’est invitée dans la vie des jeunes : l’IA générative. Selon Pew, 3 ados américains sur 10 papotent quotidiennement avec des chatbots, ChatGPT en tête (59 %, plus populaire que Gemini ou Meta AI réunis). Certains ne peuvent même plus s’en passer : 4% affirment les utiliser de façon quasi continue ! Mais n’allez pas croire que tous les jeunes sont fans : près de 36 % ne leur adressent jamais la parole (ou du moins, pas encore…).

Plus fun encore, Pew a relevé de sérieuses variations selon l’origine ethnique, l’âge et même le compte bancaire parental ! Les jeunes afro-américains et hispaniques chattent clairement plus avec les IA que leurs homologues blancs, notamment sur Gemini et Meta AI. Les “grands” ados (15 à 17 ans) sont aussi plus accros que les “petits” (13-14 ans). Et côté finances, ChatGPT cartonne chez les familles aisées, tandis que les foyers moins riches plébiscitent Character.AI. Papa, maman, votre banquier, votre chatbot : tout le monde veut connaître vos habitudes numériques !

La génération Z ne surfe plus, elle fusionne avec la vague numérique : réseaux sociaux, IA et paradoxes inclus.

Mais derrière les emojis et les requêtes scolaires, l’ombre d’un risque grandit. Certains jeunes tissent des liens toxiques avec leur chatbot : addiction, isolement, et parfois bien pire. De tragiques histoires font jaillir le débat : plusieurs familles poursuivent OpenAI et Character.AI en justice après la mort de leurs enfants, à qui l’IA aurait donné des conseils létaux. Faites entrer le tribunal… et les éthiciens.

Côté plateformes, la riposte ne s’est pas fait attendre : Character.AI a banni les mineurs, préférant transformer son service pour ado en livre dont vous êtes le héros. Bon, ce n’est pas le Club des cinq, mais au moins, personne n’apprend à fabriquer… autre chose qu’une histoire.

Alors, danger ou simple reflet de la société ? Si 0,15 % des utilisateurs de ChatGPT abordent le sujet du suicide (soit plus d’un million de personnes par semaine, tout de même), la plupart des échanges avec l’IA restent inoffensifs. Mais il est clair que même sans se rêver psy, les géants de l’IA doivent redoubler d’efforts pour préserver le bien-être de leurs jeunes utilisateurs. Car, qu’on le veuille ou non, certains ados cherchent un confident… et trouvent un algorithme.

Après tout, si l’IA est parfois source de maux, n’oublions pas qu’avec elle, le “tchat” c’est pas toujours “bot” pour la santé mentale.

Source : Techcrunch

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