Edito
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De Spotify à OpenAI, la Tech fait causer nos oreilles (et ferme les yeux sur l’essentiel)

Voilà, c’est acté : le futur ne se jouera plus sur nos écrans, mais dans nos oreilles, nos bagues, nos colliers… et même, selon l’ambition dévorante de Sam Altman et OpenAI, dans tout ce qui peut épouser la douce forme d’un tympan numérique. Nos objets connectés complotent désormais à voix basse pour rendre le silence suspect et transformer les discussions du matin en joutes avec des assistants AI. Mais attention : quand la parole devient la clé d’accès à tous les services, chaque mot chuchoté sous la douche est potentiellement un mot de passe à la portée d’un micro caché.

Pourtant, cette conquête auditive n’est pas que technologique : elle épouse la logique de notre économie attentionnelle, où le contenu se consomme entre deux vannes sur belle-maman et trois podcasts résumés par Big G en « Audio Overview ». Spotify flaire l’opportunité marketing et propose à ses abonnés gratuits quelques miettes supplémentaires sous forme de contrôle musical partiel, mais jamais sans une couche de publicité. L’algorithme en chef, lui, rêve d’un monde où chaque écoute, chaque requête vocale ou textuelle, prolonge le temps de captation, pendant que la mélodie publicitaire envahit notre espace mental : c’est gratuit, tant qu’on paie de notre attention.

Impossible bien sûr d’évoquer cette nouvelle symphonie sans jouer la fugue de la protection des données, thème obsédant de notre société ultra-connectée. Quand le moindre courtier en données se transforme en récidiviste du laxisme informationnel, comme le prouve le fiasco de 700Credit, on découvre que nos voix, nos goûts, nos identités sont surtout des actifs à la merci de la négligence et de la cupidité. Mieux qu’un fil de podcast, la fuite de données tient du best-seller : l’intrigue y est toujours imprévisible, le héros jamais informé à temps, et le happy end attendra.

La technologie veut tout entendre et tout personnaliser, mais qui contrôle vraiment la partition derrière ce grand orchestre connecté ?

À côté de ces exploits orchestrés façon techno-crooner, certains vieux acteurs tentent un come-back à grand renfort de personnalisation « young & fun », histoire de séduire la Gen Z. Facebook agite l’intelligence artificielle pour faire danser les profils, colorer les statuts, ranimer le temps de cerveau disponible. Mais la génération qui maîtrise le scroll infini n’échangera pas sa créativité désordonnée contre une customisation algorithmique, surtout quand son intuition sait que la frontière entre entertainment, tracking, et manipulation publicitaire est plus poreuse qu’une bulle de Messenger. Les vieux réseaux ne font que singer les nouveaux – et quand les avatars s’agitent, la lassitude s’invite plus vite que le like.

Et, pendant que les plateformes se battent pour nos oreilles et nos pupilles, les coulisses de la Silicon Valley bruissent de tractations vampires entre investisseurs louches et startups électriques, comme l’illustre le ballet trouble orchestré par David Stern dans la galaxie Faraday Future et consorts. Oui, la technologie chante notre avenir, mais la mélodie est parfois fausse, parasitée par les parasites du système et les failles d’une gouvernance qui préfère compter ses likes que ses faiblesses morales. Reste à espérer que la prochaine révolution ne se jouera pas entièrement à huis clos, entre doubles fonds, fuites et publicités déguisées : le rock’n’roll de demain ne se contentera peut-être pas d’un simple refrain à la demande.

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