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Credits image : Tech Daily / Unsplash

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Fouille de données sans jugement – Google, l’ICE et la grande braderie numérique

« Si c’est gratuit, c’est vous le produit. » Eh bien, parfois, ce n’est pas seulement gratuit, c’est carrément en solde : vos données personnelles, livrées clé en main à la première agence gouvernementale venue, même sans le coup de tampon d’un juge ! C’est l’aventure (pas si drôle) qu’a vécue Amandla Thomas-Johnson, étudiant et journaliste britannique, dont le compte Google a été mis à nu pour les beaux yeux de l’ICE, la police de l’immigration américaine.

Imaginez : vous assistez à un petit rassemblement pro-palestinien sur le campus de Cornell – histoire de voir, de comprendre. Deux heures après avoir appris que votre visa étudiant est révoqué, vos noms d’utilisateur, adresses (physiques et mail), IP, numéros de téléphone, numéros de comptes bancaires et même votre empreinte carbone numérique filent chez l’Oncle Sam… le tout sans aucun jugement judiciaire, si ce n’est mortifiement celui de l’algorithme de Google Doc.

Comment ? Grâce à la magie un peu inquiétante des « administrative subpoenas » : de simples papiers signés par un service fédéral qui réclament des infos sans passer par la case tribunal. Pas besoin de justification détaillée, ni de grand discours, et parfois sauce « gag order » (interdiction d’en parler). Un fast food de la procédure, où vos droits civils sont servis en moins de deux minutes top chrono.

Il ne faut pas mettre tous ses e-mails dans le même panier, surtout quand Google préfère les distribuer que les garder au chaud !

Le problème, c’est que ces demandes n’ont, légalement, rien d’obligatoire : aucune entreprise tech n’est forcée d’y obéir… sauf qu’en pratique, Google a préféré la transmission expresse à la résistance ferme. Pendant ce temps, les groupes de défense des droits numériques, telle l’Electronic Frontier Foundation, s’arrachent les cheveux : « Pourquoi céder aussi facilement ? Pourquoi ne pas exiger le passage devant un juge avant chaque partage de données ? » demandent-ils dans une lettre envoyée à tous les géants du web. On dirait bien que la protection de la vie privée n’est pas incluse dans le fameux package « Don’t be evil ».

Ce nouvel épisode jette une lumière crue sur l’alliance incertaine entre la Big Tech et les autorités, surtout quand il s’agit de surveiller des critiques ou contestataires politiques. Les réseaux sociaux anonymes ou les militants (même temporaires) semblent être en tête de liste de ces collectes gourmandes de métadonnées, et la frontière entre sécurité nationale et chasse aux sorcières devient plus floue qu’un filtre Instagram mal réglé.

Amandla Thomas-Johnson le résume bien : « Il va falloir réfléchir très sérieusement à ce que veut vraiment dire “résister” dans un monde où l’État et la tech peuvent tout savoir, tout tracer, tout écraser… » De quoi nous rappeler qu’à l’ère du cloud, il vaut mieux sauvegarder ailleurs que dans son compte Google. Ou au moins, dans une boîte à chaussures bien planquée sous son lit (on ne sait jamais, si l’ICE aime aussi les vieilles converses !).

Alors la prochaine fois que vous cliquez sur « Accepter », pensez-y : parfois vos données font de la trottinette… droit dans les bureaux de l’ICE. Et si un juge n’a jamais vu la demande, vous non plus ! Morale : Google connaît votre date d’anniversaire, mais il oublie souvent la Saint-Protection-de-la-vie-privée…

Source : Techcrunch

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