aerial view of green island during daytime

Credits image : Hugh Whyte / Unsplash

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Le climat, c’est pas du scoredo

« On ne choisit pas sa famille, mais on aimerait bien choisir une maison qui ne finit pas par se transformer en piscine ou en fournaise… » Voilà le genre de souhait que partage la majorité des futurs propriétaires. Pourtant, depuis peu, sur Zillow, c’est retour à la navigation à l’aveugle pour un million de listings : les fameuses notes de risque climatique ont disparu aussi vite qu’un glaçon en Californie.

Petit rappel : en septembre 2024, Zillow, le géant américain de l’immobilier, s’était mis à la page (climatique !) en affichant les scores d’exposition de ses maisons à la montée des eaux, aux incendies et autres réjouissances, grâce aux données de la startup First Street. Un argument de vente sexy pour 80% des acheteurs qui cherchent aujourd’hui à éviter de transformer leur salon en radeau ou barbecue géant. Sauf que…

C’était sans compter sur l’intervention musclée des agents immobiliers du CRMLS (le plus grand réseau de Californie), qui ont crié « au feu » (sans jeu de mots) en constatant des ventes en chute libre. Résultat : Zillow a dégainé la solution la plus « subtile » depuis l’invention de la porte dérobée : un petit lien perdu dans la fiche du bien, menant à la source des données. On leur murmure bien, ces risques, mais on ne veut surtout pas troubler la fête des visites.

Quand la transparence dérange, il suffit parfois d’un simple clic pour retrouver l’opacité.

Matthew Eby de First Street défend son bébé bec et ongles : « Si l’acheteur ne connaît pas les risques, il prend la plus grosse décision financière de sa vie en mode ‘pilote automatique’. » Ironique, non ? Car le risque ne disparaît pas, il change juste de propriétaire – passage de témoin post-achat ! First Street n’est d’ailleurs pas seul au monde : d’autres plateformes comme Realtor.com ou Redfin continuent d’afficher les scores sans sourciller… pour le moment.

Mais voilà, du côté des agents, l’argument est quasiment philosophique : « Montrer qu’une maison peut potentiellement prendre l’eau ou brûler prochainement, c’est comme mettre du ketchup sur du caviar : ça ruine tout l’attrait ! » Certains doutent même des modèles de First Street, arguant que leur quartier, sec comme un January Dry, ne risque pas la moindre ondée ou éruption pyroclastique avant 2070. Sauf que, lors des récents incendies de L.A., les cartes de First Street ont réussi à repérer 90% des maisons qui ont fini en cendres, pendant que l’État avait sous-estimé la menace. De quoi raviver le débat sur la précision des cartes officielles… et sur qui doit vraiment être protégé : l’acheteur ou le vendeur ?

En coulisses, assureurs et investisseurs, eux, restent scotchés à ces données climaticogourmandes pour calculer si une baraque tiendra le coup ou pas – car, rappel utile, « une maison sous l’eau ou en flammes, ça perd un peu de son charme (et de sa valeur !) ». Les bourses continuent à abreuver First Street de millions, tandis que l’acheteur lambda, lui, doit désormais cliquer plus loin pour savoir si son futur nid douillet risque de finir façon Atlantide.

Disons-le franchement : Zillow avait l’air d’avoir trouvé la recette parfaite pour équilibrer la partie. Mais entre tempêtes commerciales et lobbying immobilier, les consommateurs se retrouvent à faire le grand saut… sans bouée. Comme quoi, dans l’immobilier américain, ce n’est pas parce qu’on retire une alerte que le risque fond comme neige au soleil !

Et pour conclure : après cette histoire, on retiendra qu’avec ou sans score climatique, il vaut mieux toujours garder un « esprit flottant » dans ses recherches immobilières !

Source : Techcrunch

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