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Ethos : La Vie en Bourse n’est pas un long fleuve tranquille

« L’assurance vie, c’est quand on parie sur votre espérance de vie, mais la maison ne perd jamais. » Voilà qui devait faire sourire même les actuaires les plus austères ! Pourtant, le monde de l’assurance n’est pas toujours synonyme d’ennui mortel – Ethos Technologies vient de prouver qu’il peut aussi être synonyme de sensations fortes à la Bourse !

Ce jeudi, Ethos, le « Netflix » de la souscription d’assurance vie, a fait son grand show au Nasdaq, sous le symbole bourdonnant de sens : « LIFE ». On ne pouvait rêver mieux, non ? Avec 10,5 millions d’actions vendues à 19 dollars l’unité, le tout pour la jolie somme de 200 millions, la plateforme insurtech espère bien montrer la voie à d’autres licornes qui se préparent à galoper sur la scène boursière en 2026.

Mais comme toujours avec la vie (et LIFE !), rien n’est aussi simple. Ethos propose un système triangulaire : des clients qui souscrivent leur contrat sans douleur (ni aiguille !), des agents indépendants qui vendent les polices (plus de 10 000, rien que ça), et des mastodontes comme Legal & General ou John Hancock qui gèrent tout ça de loin. Pas d’assurances directes pour Ethos : la start-up se contente de prendre sa commission, élégamment, sur chaque vente.

Parfois, la vraie innovation, c’est surtout de rester debout quand les autres vacillent.

Pourtant, tout n’a pas été un long fleuve tranquille. Le premier jour de cotation s’est fini sur une petite gueule de bois : l’action ferme à 16,85$, soit une baisse de 11%. Cela aurait pu refroidir ses fondateurs, Peter Colis et Lingke Wang, mais après avoir vu de nombreuses startups insurtech concurrentes pivoter, crouler, ou devenir des fantômes rachetés à vil prix, ils savourent ce passage de la survie à la postérité boursière.

La survie d’Ethos tient surtout du marathon d’endurance financière. Alors que la majorité de ses rivaux (coucou Policygenius et Health IQ) ont fini au tapis ou aux enchères, Ethos a serré la ceinture, s’est concentrée sur la rentabilité, et boum : rentable dès mi-2023, des revenus qui galopent (278 millions en neuf mois, 46,6 millions de bénéfices nets), et une croissance de 50% d’une année sur l’autre. Bref, une licorne qui ne se contente pas de galoper, mais qui sait où elle met les sabots.

Bon, le tableau n’est pas sans nuages : la valorisation d’aujourd’hui — environ 1,1 milliard de dollars — fait pâle figure face au sommet de 2,7 milliards atteint lors de la grande soirée « capital-risque à gogo » de 2021. Mais la stratégie d’Ethos n’a rien d’erratique : la Bourse, c’est aussi une question d’image auprès de partenaires qui aiment la stabilité presque centenaire. Après tout, dans l’assurance, la longévité, c’est un vrai capital…

Derrière cette entrée en fanfare, Ethos peut aussi compter sur des actionnaires bien nourris : Sequoia, Accel, Google GV, SoftBank, et même General Catalyst. D’ailleurs, ni Sequoia, ni Accel n’ont vendu leurs parts à l’IPO – on ne lâche pas la proie pour l’ombre chez les investisseurs avertis.

Tout compte fait, entre « LIFE » en majuscules et la turbulence du marché, Ethos aura prouvé que quand il s’agit d’assurance-vie, il ne faut jamais vendre la peau de la licorne avant d’avoir touché les primes… et les dividendes !

Source : Techcrunch

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