« Pourquoi tout faire à la main quand on a une IA sous le coude ? » Voilà le nouveau motto des startups qui veulent conquérir le monde sans y laisser leur chemise (ou leur équipe marketing). Pendant des années, les créateurs de boîtes tech suivaient le même vieux grimoire pour vendre leur magot : tunnels de vente, mailing à l’aveugle, et, au mieux, une lueur d’originalité dans la mer des PowerPoints. Mais boum : l’IA est entrée en scène, et — attention spoiler — elle n’a rien contre le speed-dating commercial.
Comme l’explique Max Altschuler, GP de GTMfund et hype man de l’intelligence artificielle au dernier TechCrunch Disrupt, « On peut faire plus avec moins qu’avant. » Traduction : votre équipe de 3 peut désormais jouer à la multinationale (budget snacks en moins). Mais n’allez pas croire que n’importe quel codeur expert en AI saura vendre une tondeuse à gazon connectée à votre grand-mère : il faut toujours du flair, du vécu, et un brin de savoir-faire marketing pour que la magie opère.
Alison Wagonfeld, VP marketing de Google Cloud, fête l’arrivée de l’IA, mais réclame un retour au bon sens : être curieux, comprendre la tech mais aussi les vrais besoins des clients. Car, entre deux prompts géniaux, l’essence du métier reste de créer une connexion humaine. Plus de data, oui, mais aussi plus d’empathie et d’idées folles. Les équipes dopées à l’IA foncent certes plus vite, mais il faut se demander : va-t-on vers la bonne destination ou juste plus vite dans le mur ?
L’IA, c’est comme un scooter électrique : tout le monde va plus vite, mais tout le monde cherche encore où sont les freins.
Marc Manara d’OpenAI observe que les startups branchent l’IA dans leur machine à vendre sans forcément vouloir « tout automatiser pour économiser deux sous ». Au contraire, l’IA permet de mieux cibler, mieux personnaliser, mieux scorer les prospects. On passe du filet de pêche au harpon laser : grâce à quelques prompts bien sentis, l’équipe peut trouver LE client idéal caché au fin fond d’une base de données. C’est moins de gaspillage, plus de précision… et adieu les réunions interminables à refaire la liste du CRM.
Même l’inbound marketing a pris un coup de jeune : plus question de classer les leads à la grosse louche, on les score désormais au micron près grâce à l’algorithme, et on réserve les relances humaines à ceux qui en valent la peine. Le côté humain n’est pas pour autant jeté par la fenêtre : Wagonfeld insiste sur un changement de mentalité côté recrutement. Exit l’obsession des « ultra-spécialistes », bienvenue à la team « curiosité et compréhension du monde » — apparemment le soft skill préféré de la Silicon Valley 2024.
En résumé : l’IA ne fait pas tout, mais elle donne de super-pouvoirs à ceux qui savent s’en servir… et qui n’oublient pas le facteur humain dans l’équation. Avec assez d’audace et d’agilité, n’importe quelle startup peut bousculer les codes, pour peu qu’elle sache mélanger robot, bon sens et créativité. Comme quoi, même au pays des algorithmes, il vaut encore mieux savoir raconter une bonne histoire.
Reste à savoir si, à force de tout confier à l’IA, les pros de la vente n’auront bientôt plus besoin d’un slogan accrocheur. Mais n’oublions pas… le marketing, c’est comme l’IA : c’est quand on croit tout savoir qu’on se fait dépasser au prochain virage. Alors, à tous les fondateurs : gardez l’œil ouvert et n’ayez pas peur de vous faire un peu prompt-er !
Source : Techcrunch




