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IA-ndia, c’est le flop du siècle ?

« On ne résout pas les problèmes du futur avec des ordinateurs du passé ! » – disait un personnage imaginaire lors d’un sommet tech, les poches pleines de processeurs et l’esprit déjà dans le cloud. Bienvenue à New Delhi, où l’on ne compte plus les zéros et les flops – exaflops, pour être précis, parce que dans la compétition pour l’IA souveraine, les petits puissances de calcul, c’est so 2023.

G42, le mastodonte technologique d’Abu Dhabi, s’est donc allié avec Cerebras, spécialiste américain des puces survitaminées, pour envoyer du lourd (très lourd) en Inde : 8 exaflops de puissance de calcul rien que ça, sur un supercalculateur flambant neuf, made in partnership. Ce joli bébé de silicium sera hébergé dans le respect le plus strict des règles locales de résidence et sécurité des données – pas question de laisser des octets faire du tourisme numérique à l’étranger. La cible ? Les universités, les PME et le gouvernement indien, histoire que tout le monde ait son bout de neurone artificiel.

Mais, chers lecteurs, l’IA souveraine, c’est le nouveau graal géopolitico-numérique. Manu Jain, boss de G42 India, l’a claironné : « Offrir cette capacité à l’Inde, c’est donner le super-pouvoir de l’IA à grande échelle, tout en gardant le contrôle local. » Traduction : l’Inde pourra entraîner ses modèles sans craindre que ses données se baladent à l’autre bout du monde. Et histoire de pousser l’esprit d’équipe jusqu’au bout, la Mohamed bin Zayed University et le Centre indien de Calcul Avancé s’invitent au projet. Leur bébé de l’an dernier, le modèle linguistique Nanda 87B (mêlant hindi et anglais façon Bollywood rencontre Silicon Valley), a montré qu’ils savent jouer collectif sur le terrain de l’IA.

La bataille mondiale des supercalculateurs se joue désormais à coups de milliards et de multipartenariats : à qui appartiendra la puissance de demain ?

Andy Hock, stratège en chef chez Cerebras, enfonce le clou : mettre ces moyens en Inde, c’est booster l’innovation locale, accélérer la formation des chercheurs et permettre d’entraîner des modèles taillés sur mesure pour les besoins du sous-continent. Adieu les IA globales un peu à côté de la plaque, bonjour les assistants vraiment polyglottes et curry proof !

Mais dans l’arène indienne, ces 8 exaflops ne font pas cavalier seul. C’est la ruée vers la silicon valley locale : le géant Adani a promis 100 milliards de dollars pour bestialiser les datacenters, Reliance ne veut pas être en reste et y va de ses 110 milliards sur sept ans. Même OpenAI vient réserver quelques mégawatts façon « stargate » à l’indienne, et le ministre de la Tech, Ashwini Vaishnaw, espère rameuter plus de 200 milliards de billets verts rien que pour l’IA en deux ans, via des incitations fiscales et une pincée de fonds publics.

Face à pareil engouement, les titans américains comme Amazon, Google ou Microsoft sortent le chéquier magique : déjà 70 milliards de dollars engagés pour muscler les infrastructures et leurs clouds. Bref, l’Inde ne veut plus juste être le pays des codeurs : elle vise la cour des grands, celle où l’on façonne les IA du futur et où l’on compte plus en gigawatts qu’en gigabits !

En somme, la course à la souveraineté numérique est lancée, et l’Inde, jadis l’outsider du software, veut s’inviter en finale côté hardware. Souhaitons-lui de ne jamais manquer de courant, histoire que tout ça ne tombe pas à plat… car après tout, qui sème des octets récolte des data !

Source : Techcrunch

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