a group of cubes with lights

Credits image : Surya Devarakonda / Unsplash

HardwareIntelligence ArtificielleSmartphones
0

Batterie, si tu me tiens : le silicium met la gomme

« Les batteries au futur : plus puissantes, plus rapides… mais pas encore livrées avec un détecteur de chaussettes disparues. » Voilà, maintenant que j’ai votre attention, parlons d’un sujet qui fait frissonner d’excitation tout amateur de gadgets et d’auto électrique : la révolution du silicium dans nos batteries.

Depuis des années, des entreprises et startups s’affrontent dans une véritable course de fond : faire passer les batteries à l’ère du silicium pour nos téléphones… et surtout pour nos voitures électriques. Si le Whoop au poignet de votre cousin en est déjà équipé grâce à Sila, et que plusieurs smartphones misent sur la technologie de Group14, la vraie récompense, c’est le marché automobile. Là, on ne parle plus de quelques milliers de pièces, mais de dizaines de milliers de tonnes et de millions de conducteurs à impressionner.

C’est donc avec tambours et silicium que Group14 a inauguré sa méga-usine BAM-3, en Corée du Sud, capable de produire jusqu’à 2 000 tonnes de matériaux pour anodes au silicium chaque année. L’usine, fruit d’une collaboration (et rachat in extremis) entre Group14 et le coréen SK, pourra alimenter environ 100 000 véhicules électriques. Si Group14 semble rouler sur la voie rapide, c’est parce que SK a préféré sauter du train, laissant Group14 maître à bord — une bonne nouvelle pour Rick Luebbe, son CEO, qui n’a pas boudé son plaisir en annonçant la nouvelle.

Les batteries au silicium promettent des voitures plus légères, des recharges éclairs… mais le chemin n’est pas sans bosses !

Mais attention, le silicium en question n’est pas du genre facile à vivre. Certes, il peut stocker jusqu’à dix fois plus d’ions lithium que le carbone, mais il a le vilain défaut de gonfler comme un soufflé mal maîtrisé, puis de s’effriter. Group14 a donc bricolé un échafaudage à base de carbone dur et de minuscules trous, pour maintenir le silicium bien en place et permettre une circulation express des ions, sans finir en miettes. On n’appelle pas ça de l’« ingénierie » pour rien !

Certains partenaires, comme Sionic, en profitent pour doper la capacité de leurs batteries de 50%. D’autres, comme Molicel, rêvent de faire passer le temps de recharge de la batterie de zéro à cent (pourcent) en seulement 90 secondes. Et chez BYD, le géant chinois, on a même annoncé une batterie qui pourrait avaler 60% de charge en cinq minutes. De quoi définitivement clouer le bec à l’angoisse de la panne sèche… si, et seulement si, votre station de recharge préférée suit le rythme.

Plus fort encore : avec des charges aussi rapides, les constructeurs pourraient arrêter la course folle aux batteries XXL et miser sur des véhicules plus légers et moins chers. Rick Luebbe en rêve déjà : « Avec mon Rivian et ses 130 kWh, c’est luxueux… mais franchement cher ! » Avec ces batteries nouvelle génération, on peut même imaginer recharger au feu rouge, façon pause café. Le futur n’est jamais loin, mais il prend parfois un petit détour.

Alors oui, le silicium a plus d’un tour dans son atome pour électriser notre mobilité. Mais prudence : si une batterie peut vous mener loin, elle ne garantit pas encore de retrouver vos chaussettes disparues… On attend toujours la mise à jour !

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.