a black and white photo of an industrial plant

Credits image : Danny Burke / Unsplash

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Nickel : l’Occident peut-il vraiment rattraper la domination asiatique ?

Peut-on imaginer un monde où les États-Unis et l’Europe contrôlent leur propre nickel, ce minerai devenu essentiel pour les batteries, l’électronique et même l’armement, sans dépendre des puissances asiatiques ? La bataille autour de cette ressource stratégique s’intensifie, mais les obstacles semblent nombreux des deux côtés de l’Atlantique : lenteur administrative, préoccupations environnementales, capacité industrielle… Comment en est-on arrivé là ?

En creusant, la réalité saute aux yeux : la Chine et l’Indonésie règnent en maîtres sur le raffinage du nickel. Mais derrière le rideau, ce sont surtout les sociétés chinoises qui tirent les ficelles en Indonésie, contrôlant près de 75 % de la capacité de raffinage locale. Résultat ? La moitié de l’offre mondiale passe désormais par l’empire du Milieu. Cette hégémonie asiatique met-elle en danger les ambitions électrifiées occidentales ?

Face à la montée des tensions géopolitiques avec la Chine, des voix commencent à s’élever aux États-Unis pour rapatrier le raffinage sur leur sol. Megan O’Connor, PDG de la startup Nth Cycle, explique à TechCrunch que « beaucoup d’entreprises cherchent à relocaliser le raffinage du nickel ». Sa solution ? Un système électrochimique compact qui promet de transformer la donne et qui attire déjà de gros investisseurs, à l’image de Trafigura et de son accord d’1,1 milliard de dollars.

Le destin industriel des États-Unis et de l’Europe pourrait-il se jouer sur la réinvention du raffinage du nickel ?

Dans ce secteur, l’innovation bat son plein. Avec ses installations en Ohio capables de traiter plusieurs milliers de tonnes de déchets métalliques, Nth Cycle espère faire basculer la balance. Mais les freins réglementaires continuent de paralyser certains projets concurrents, comme Westwin Elements en Géorgie. Autre front : l’immense vague de batteries usagées à recycler n’arrivera pas avant plusieurs années, alors que la plupart des batteries partent encore en Chine pour valorisation. Le recyclage, longtemps négligé, serait-il la clé de l’indépendance minérale de l’Occident ?

Nth Cycle parie sur un modèle décentralisé, avec des unités de raffinage bien plus petites que les usines traditionnelles asiatiques, capables de rentabiliser des volumes modestes tout en s’adaptant à la disponibilité fluctuante du nickel américain ou européen. Fini la centralisation massive : la société mise sur l’ajout progressif de modules, à mesure que les déchets de batteries croîtront. Est-ce la voie de l’agilité face aux mastodontes asiatiques ? Ou un pari risqué sur l’avenir ?

Pour l’instant, O’Connor est persuadée que le marché américain et européen regorge de matière première inexploitée – que ce soit des batteries en fin de vie ou des résidus des industries pétrolières et gazières. Mais la question du timing demeure : quand le décollage industriel attendu sera-t-il vraiment au rendez-vous ? Et le secteur pourra-t-il rivaliser sur le long terme avec des économies d’échelle asiatiques qui font la loi ?

À l’heure où l’occident rêve d’autonomie et d’accélération écologique sur fonds de rivalité planétaire, la question cruciale persiste : le grand retour du raffinage du nickel en Europe et aux États-Unis est-il possible… ou déjà condamné à l’échec par la force du statu quo asiatique ?

Source : Techcrunch

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