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Credits image : Samuele Errico Piccarini / Unsplash

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La mobilité autonome est-elle en train d’aller trop vite ?

Faut-il vraiment accélérer le déploiement massif des véhicules autonomes et des robotaxis dans nos villes, alors que les signaux d’alerte et les interrogations s’accumulent ? Alors que chaque semaine apporte son lot d’annonces, d’investissements et de nouveaux tests dans le domaine de la mobilité intelligente, sommes-nous réellement prêts à vivre au rythme de la révolution autonome ?

Waymo, pionnier du robotaxi, teste désormais ses véhicules à Philadelphie et commencera la collecte de données manuelles à Baltimore, St. Louis et Pittsburgh. Pendant ce temps à Dallas, Uber et Avride proposent déjà un service de robotaxi, certes avec opérateur humain à bord pour le moment. En Californie, le Département des véhicules motorisés a publié de nouvelles règles permettant bientôt l’expérimentation, voire le déploiement, de camions autonomes sur les autoroutes. Dans ce contexte effervescent, qui décide de la vitesse à laquelle cette technologie envahit l’espace public ? Quels sont les risques pour la sécurité et les conséquences pour les citoyens ?

Les incidents ne manquent pas pour tempérer l’enthousiasme technophile. Avez-vous entendu parler de ces robotaxis Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à Austin à 19 reprises cette année, un fait qui a suscité l’ouverture d’une enquête fédérale ? Ou encore de KitKat, le chat d’épicerie écrasé à San Francisco par un véhicule autonome, alors qu’une passante essayait de le sauver ? Les images de vidéosurveillance, désormais publiées, relancent le débat : la technologie est-elle vraiment à la hauteur de nos codes de conduite – et de notre éthique ?

La mobilité intelligente avance à grandes enjambées, mais les interrogations et inquiétudes sur la sécurité, la gouvernance et la responsabilité restent entières.

Dans le secteur automobile, les mutations sont tout aussi marquantes. Lucid Motors, déjà fragilisé par le départ de son ex-CEO Peter Rawlinson et de son chef designer, vient de remercier plusieurs hauts responsables de ses équipes logicielles et électriques, dont deux directeurs historiques. Que se passe-t-il vraiment dans les coulisses d’un acteur phare des véhicules de demain ? Ces pertes de talents fragilisent-elles le développement de technologies clés, au moment où le SUV Gravity doit entrer en production ?

Côté investissements, la dynamique est loin de faiblir, loin de là. Le fabricant d’avions électriques Beta Technologies, tout juste entré en Bourse, décroche un contrat décisif comme fournisseur de moteurs pour Eve Air Mobility, valorisé jusqu’à un milliard de dollars sur 10 ans. Mais ce chiffre, aussi alléchant soit-il, n’est-il pas avant tout du vent tant qu’aucune commande n’est officiellement passée ? Beta avance, même si ses pertes se creusent : 452 millions de dollars perdus au dernier trimestre, contre une hausse du chiffre d’affaires seulement modeste.

Plusieurs autres opérations attirent l’attention : la startup Autolane, qui ambitionne de réguler la “circulation aérienne” des véhicules autonomes, vient de lever 7,4 millions de dollars. ExploMar, lui, obtient 10 millions pour ses moteurs électriques de bateaux, pendant qu’Heven AeroTech lève 100 millions pour des drones à hydrogène. Quant à Element Fleet Management, il s’offre Car IQ et enrichit son offre dans la gestion de flotte connectée, alors que Wayve (soutenu par Microsoft et Nvidia) s’empare de Quality Match pour doper ses IA de conduite autonome.

Les grandes manœuvres ne se limitent pas au monde privé. Amazon songerait à créer un réseau postal concurrent du USPS, Tesla permet désormais de “texter” au volant grâce à son logiciel de conduite semi-autonome – quitte à ignorer la législation. La politique aussi pèse lourd : alors que le gouvernement Trump veut réduire les normes d’économie de carburant, n’y a-t-il pas là un risque d’alourdir la facture énergétique des automobilistes et de freiner la transition vers le véhicule propre ?

Si l’on se fie à un récent sondage TechCrunch, la majorité des lecteurs ne croient d’ailleurs pas à un basculement généralisé vers les robotaxis avant la fin de cette décennie. Notre société a-t-elle vraiment envie – ou seulement confiance – de céder les clés de la route à l’intelligence artificielle, alors même que chaque semaine apporte son lot de bugs, de drames et de nouveaux défis à relever ?

Source : Techcrunch

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