robot standing near luggage bags

Credits image : Lukas / Unsplash

HardwareIntelligence ArtificielleSmartphonesSociétéTechnologie
0

IPO de Go au Japon : les robotaxis peuvent-ils sauver l’industrie du taxi en crise ?

Le géant japonais du taxi peut-il survivre à l’ère des robotaxis et de la pénurie de chauffeurs ? C’est la question qui taraude le secteur au lendemain de l’entrée en bourse spectaculaire de Go, la plus grosse IPO de l’année au Japon. Que révèle réellement cette levée de fonds conséquente sur l’état du marché et les défis colossaux qui attendent l’entreprise ?

Go, l’application de taxi qui a levé la coquette somme de 88,6 milliards de yens (environ 553 millions de dollars), annonce vouloir investir une partie de cet argent, notamment 8 milliards de yens, dans le développement de ses robotaxis et différentes acquisitions. La direction insiste : cette manne doit servir autant la recherche que les fusions stratégiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du secteur du taxi. Mais cette stratégie est-elle vraiment à la hauteur d’un défi démographique qui met la profession à l’agonie ?

La situation des taxis japonais est critique : une chute de 20 % du nombre de chauffeurs selon le ministère des Transports, des faillites record et une population vieillissante qui ne laisse présager aucune embellie. Les initiatives de covoiturage lancées cette année, contraignantes et limitées géographiquement, n’ont pour l’instant apporté aucune solution structurelle.

Derrière la course à la technologie, c’est avant tout la survie d’une industrie centenaire qui se joue face aux mutations démographiques et aux nouveaux usages.

Go, héritier d’une société créée en 1977, détient aujourd’hui le plus gros réseau du pays avec 35 millions de téléchargements de son application, 85 000 véhicules affiliés et couvre l’ensemble des 47 préfectures japonaises. Ce monopole sera-t-il suffisant pour protéger Go de la concurrence et des bouleversements à venir ? Le rêve du robotaxi est il réalisable alors que la startup refuse de développer elle-même des systèmes d’autonomie, préférant s’associer avec des acteurs spécialisés comme Waymo, filiale d’Alphabet, ou le mastodonte Nihon Kotsu ?

La prudence semble être de mise : aucun calendrier n’est annoncé pour une flotte complètement autonome et sans chauffeur. Go n’y arrivera que lorsque ses technologies seront validées et que les autorités donneront leur feu vert. En attendant, l’entreprise cherche à garder une longueur d’avance avec des partenariats internationaux qui permettent par exemple à des voyageurs coréens, chinois ou taïwanais d’appeler un taxi Go via leurs applications locales. Suffit-il d’élargir ses alliances pour contrer un malaise structurel ?

Par ailleurs, Go n’est pas seule à flairer l’avenir du taxi sans conducteur à Tokyo : Uber, Wayve et Nissan promettent d’expérimenter dès 2026 des robotaxis électriques réservables via l’app Uber, tandis que Didi, via SoftBank, cible aussi les touristes étrangers en jouant la carte du collaboratif technologique. Go sera-t-elle dépassée sur son propre terrain par ces alliances inédites ?

Si l’avenir de Go se joue autour de l’intelligence artificielle et de la conduite autonome, la question demeure entière : les recettes de la tech suffiront-elles à sauver un modèle traditionnel à bout de souffle, ou la transition sera-t-elle aussi brutale que le choc démographique qui frappe le pays ?

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.