Les ambitions spatiales de Blue Origin sont-elles en train de prendre un nouveau tournant décisif ? Alors que la première tentative avait défrayé la chronique en début d’année, le géant fondé par Jeff Bezos s’apprête à lancer pour la seconde fois sa puissante fusée New Glenn, dès le 9 novembre prochain, depuis Cap Canaveral. Mais à quel prix ce retour sur le pas de tir s’est-il opéré ? Quels enjeux se cachent derrière cette mission tant attendue ?
Rappelons que le tout premier vol de New Glenn, en janvier dernier, avait tourné à la semi-réussite. Si la seconde étape du lanceur avait bel et bien rejoint l’orbite, la première étape, quant à elle, a péri lors de sa tentative de retour – un échec cuisant pour les ambitions de récupération réutilisable affichées par Blue Origin. Peut-on attendre une issue différente cette fois-ci ? L’équipe技术nicienne a-t-elle appris de ses erreurs, et surtout, la technologie a-t-elle suffisamment évolué pour rivaliser avec les performances de SpaceX, son principal concurrent ?
Ce retard – annoncé au départ pour le « printemps tardif », mais repoussé à de multiples reprises – est-il uniquement dû à la volonté de perfectionner la fusée ? Ou bien cache-t-il des incertitudes plus profondes, voire des pressions liées à la présence de précieux passagers cette fois : les deux satellites jumeaux ESCAPADE de la NASA, destinés à Mars, accompagnés d’un démonstrateur technologique de Viasat ? Comment Blue Origin jongle-t-il avec la responsabilité de ses clients et la nécessité d’innover ?
Sous la pression, Blue Origin joue désormais son image et sa crédibilité face aux attentes de l’industrie et du public.
Faut-il donc croire à une réussite éclatante, ou redouter un nouvel accroc qui pèserait lourd dans la course à l’espace privé? Certes, Blue Origin multiplie les efforts de transparence, mais la communication maîtrisée suffit-elle à rassurer clients et investisseurs ? À l’heure où chaque lancement est scruté mondialement, la moindre défaillance technique pourrait remettre en cause le calendrier des futurs contrats gouvernementaux et commerciaux.
Enfin, ce deuxième vol marquera-t-il le début d’une nouvelle ère dans le transport orbital, permettant à d’autres acteurs qu’Elon Musk de percer sur le marché lucratif des satellites et des missions interplanétaires ? Ou s’agit-il plutôt d’une étape fragile, symbolique, mais encore loin de garantir la régularité et la fiabilité nécessaires à l’industrie spatiale ? Faut-il voir en New Glenn le prochain standard du secteur, ou une simple expérience de plus dans la quête infinie vers les étoiles ?
Alors, la fusée New Glenn sera-t-elle à la hauteur des espérances en cette seconde tentative, ou assiste-t-on au début d’un nouveau chapitre plein de défis pour Blue Origin ?
Source : Techcrunch




