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Credits image : Mike Erskine / Unsplash

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Comment une enquête sur un virus oublié a-t-elle bouleversé la scène tech de Málaga ?

Comment un simple virus informatique, codé il y a plus de trois décennies, a-t-il pu amorcer un effet domino menant à la création d’un pôle de cybersécurité de renommée mondiale ? Peut-on imaginer que la vocation d’un futur entrepreneur tech repose sur une mystérieuse signature numérique oubliée dans un fragment de code ?

C’est pourtant l’histoire fascinante de Bernardo Quintero, figure incontournable de la cybersécurité espagnole, qui longtemps, n’a connu que le pseudonyme embusqué derrière le fameux « Virus Málaga ». Simple étudiant en 1992, Quintero se retrouve à devoir déjouer ce logiciel malveillant pour un exercice universitaire — un défi qui, selon ses dires, allait modeler son avenir. Trente-trois ans plus tard, alors que sa société VirusTotal rayonne sous la bannière de Google, il se lance dans une quête inattendue : mettre un nom, un visage, sur l’auteur de ce virus originel.

Mais comment traquer un hacker anonyme des années 90 lorsque la plupart des traces numériques ont disparu et que les protagonistes sont depuis passés à d’autres vies ? En relançant la communauté espagnole, en étudiant le code de l’époque, et en recoupant indices et témoignages, Quintero finit par remonter la piste jusqu’à un certain « KIKESOYYO » – un clin d’œil qui trahissait sans le vouloir son créateur, un certain Enrique surnommé « Kike ».

Un simple virus informatique peut-il vraiment changer le destin technologique d’une ville entière ?

La surprise sera à la hauteur de l’enquête : un témoin contacte Quintero, évoquant un ex-camarade du nom d’Antonio Astorga, connu pour ses talents — et pour ses convictions, puisque le virus contenait un message caché condamnant le terrorisme d’ETA. Mais l’émotion de la découverte laisse vite place à une autre forme de tristesse : Astorga est décédé d’un cancer, emportant avec lui la possibilité d’un échange direct avec Quintero. C’est finalement sa sœur qui apportera le dernier maillon de la chaîne, révélant qu’en famille on appelait Antonio « Kike », dissipant les derniers doutes.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, pourtant elle gagne une dimension encore plus humaine et collective. Loin d’être une affaire de revanche ou d’arrestation, la quête de Quintero révèle la noblesse inattendue du geste d’Astorga : son virus visait moins à nuire qu’à alerter et se prouver à lui-même, selon son entourage. Lui aussi s’est tourné vers la transmission, devenant enseignant d’informatique, jusqu’à ce que l’école honore sa mémoire en donnant son nom à une salle dédiée à l’IT.

Plus frappant encore : la relève est déjà là. L’un des fils d’Astorga, Sergio, vient à son tour d’obtenir son diplôme en ingénierie logicielle et s’intéresse à la cybersécurité et à l’informatique quantique. Pour Quintero, voir ce cercle se refermer parmi de jeunes talents prometteurs à Málaga prend un sens particulier, alors que Google Safety Engineering Center y attire désormais étudiants et experts venus du monde entier.

Au fond, cette énigme résolue ouvre-t-elle la voie à une réflexion plus vaste ? La chance, le hasard, ou parfois même l’interférence d’un simple « virus », ne seraient-ils pas à l’origine des plus grands bouleversements dans le monde technologique ?

Source : Techcrunch

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