a group of trucks driving down a rain soaked street

Credits image : Haoli Chen / Unsplash

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La Californie est-elle prête à laisser filer des camions autonomes sur ses autoroutes ?

Jusqu’où l’innovation doit-elle aller lorsqu’il s’agit de tester des poids lourds sans chauffeur sur nos autoroutes ? En Californie, alors que la révolution des robotaxis bat son plein dans la Silicon Valley, une bataille bien moins visible mais tout aussi stratégique s’organise autour de l’arrivée possible des camions autonomes.

Le Département des Véhicules Motorisés de Californie (DMV) a récemment dévoilé une révision cruciale de ses règles. Désormais, les entreprises pourront tester – et à terme déployer – des camions sans conducteurs sur les routes de l’État. Cette décision, qui s’inscrit dans une phase de consultation publique jusqu’au 18 décembre, marque-t-elle le début d’une nouvelle ère, ou bien un basculement prématuré vers la déshumanisation de la route ?

Jusqu’à présent, les restrictions étaient claires : aucune expérimentation de véhicules autonomes pesant plus de 4,5 tonnes. Mais face à des start-ups comme Aurora Innovation ou Kodiak AI, installées en Californie mais contraintes d’aller en Texas pour leurs essais, la pression montait. Qu’est-ce qui a poussé le régulateur à ouvrir cette brèche, et sur quelles garanties de sécurité compte-t-on miser ?

Au cœur de la bataille, l’autorisation des camions sans conducteur en Californie cristallise tous les espoirs et les craintes de l’automatisation logistique.

Ainsi, la nouvelle mouture réglementaire prévoit une phase de tests avec opérateur humain à bord, suivie par des permis spécifiques pour les essais puis le déploiement sans personne derrière le volant. En théorie, ce dispositif reproduit le cadre déjà en place pour les voitures autonomes. Mais comment veiller réellement à la sécurité, alors que les camions devront parcourir au moins 800 000 kilomètres, dont une part significative en Californie, avant d’obtenir le fameux sésame ?

Les arguments des industriels sont limpides : la réglementation pourrait, selon eux, stimuler la sécurité routière tout en boostant l’économie locale. « La Californie est sur le point de devenir un leader incontesté du transport autonome », affirment les responsables de Kodiak AI. Néanmoins, la résistance n’a rien d’anecdotique. Les syndicats de routiers, menés par les Teamsters, s’opposent fermement au projet. Leur crainte ? Que l’automatisation n’aboutisse à un monde où le conducteur humain n’existe plus que sur le papier – ou, pire, plus du tout.

Le conflit se cristallise aussi autour d’un projet de loi, l’AB 33, qui réclame la présence obligatoire d’un opérateur de sécurité humain dans chaque camion autonome. Malgré l’ouverture du DMV, le débat promet donc d’être animé au sein du Sénat californien. Le public, lui, est invité à se prononcer, mais est-il vraiment conscient des enjeux cachés derrière ce changement ?

Enfin, loin d’être anodines, d’autres dispositions réglementaires visent à mieux encadrer la collecte de données et les interactions avec les forces de l’ordre, démontrant que la transparence reste plus que jamais sur le banc des accusés. Entre pression économique, promesse technologique et impératif de sécurité collective, la Californie doit-elle miser à tout prix sur les camions autonomes ?

Source : Techcrunch

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