Google Maps deviendra-t-il bientôt un assistant indispensable, capable de tout nous souffler avant même que l’on s’en rende compte ? Qu’est-ce qui pousse le géant californien à accélérer l’intégration de nouvelles fonctionnalités basées sur l’IA, notamment avec Gemini ? Est-on à l’aube d’un changement décisif dans la manière dont nous préparons et vivons nos déplacements quotidiens ?
L’application de navigation préférée des automobilistes, piétons et voyageurs se dote en effet d’une nouvelle section baptisée « know before you go ». Mais que cache cette fonction ? Outil de gain de temps, argument marketing ou réelle avancée pour l’utilisateur ? Désormais, en cherchant un restaurant ou une salle de concert, on découvre des astuces inattendues : comment réserver plus rapidement, quelles spécialités secrètes déguster, ou encore où garer sa voiture au meilleur endroit. Cette fonctionnalité, pour l’instant réservée aux utilisateurs américains sur Android et iOS, promet de dévoiler des détails jusque-là réservés aux habitués.
En parallèle, le célèbre onglet « Explorer » subit un lifting : pourquoi Google souhaite-t-il faciliter l’accès aux favoris de la communauté, aux recommandations de guides mondialement connus comme Lonely Planet, ou même aux adresses prisées des influenceurs locaux ? Face à une offre touristique et culinaire saturée, cette évolution offre-t-elle de réelles garanties de qualité, ou n’est-elle qu’un nouveau filtre algorithmique sur nos choix ?
Mieux informés… mais guidés par l’IA : jusqu’où Google Maps façonne-t-il vraiment nos décisions ?
Du côté des conducteurs de véhicules électriques, Google promet encore de faire la différence : pourrons-nous bientôt cesser de stresser à l’idée de manquer une borne de recharge disponible ? Grâce à l’intelligence artificielle, l’application analyse les données historiques et en temps réel pour prédire, à l’avance, le nombre de bornes accessibles à l’arrivée. Cette approche, en cours de déploiement sur Android Auto et les voitures équipées de Google, pourrait-elle régler le casse-tête de la recharge ou introduire de nouvelles sources d’erreur ?
Derrière ces annonces, Google tente aussi de mieux contrôler les avis sur les établissements. Avec la possibilité de poster sous pseudonyme, le risque de “review bombing” se voit limité, mais un autre y verra-t-il une façon détournée d’encourager les utilisateurs à s’exprimer davantage ? Le débat entre transparence, modération et liberté d’expression prend ici une autre dimension.
Enfin, l’intégration du modèle Gemini bouleverse la navigation elle-même. Peut-on imaginer une interaction toujours plus fluide, où l’utilisateur pose ses questions à l’oral et voit son itinéraire, ses choix de restaurants ou d’activités s’ajuster instantanément ? Où se trouve la limite entre l’accompagnement et le pilotage de notre quotidien ?
À l’heure où Google Maps se rêve en assistant personnel, capable de personnaliser chaque déplacement, sommes-nous vraiment prêts à déléguer ces microdécisions à une IA, ou risquons-nous de perdre notre spontanéité et notre libre arbitre sur nos trajets et nos envies ?
Source : Techcrunch




