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Credits image : Carlos Gil / Unsplash

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Diligence, AI-Si, et les Consultants Sont-Dans-Un-Bateau

« Laissez l’IA faire le sale boulot, pendant que vous cherchez le prochain yacht à acheter ». L’époque où les big boss du private equity devaient faire chauffer le PowerPoint et débourser une fortune pour un business plan de consultants est-elle révolue ? Peut-être bien, grâce à une start-up malicieuse qui mélange IA, finance, et une bonne dose de bon sens : DiligenceSquared.

La procédure classique de fusion-acquisition, c’est un peu comme un marathon pour millionnaires stressés : entre les négociations jusqu’à pas d’heure, les modélisations de deals plus complexes qu’un Rubik’s Cube 17×17, et la facturation colossale des consultants triés sur le volet (McKinsey & co, si vous nous lisez…), la facture grimpe souvent plus vite qu’une licorne en plein ETF. Et le pire ? Si la transaction tombe à l’eau, personne ne rembourse la note salée des avocats ou stratèges intervenus !

Pas étonnant donc que la plupart des fonds privés attendent d’être sûrs de vouloir signer avant d’appeler les Consultants (avec un grand C). Mais ça, c’était avant que l’intelligence artificielle débarque, façon super-héros caché sous un costume de data scientist. DiligenceSquared, une pépinière danoise pleine d’audace issue de Y Combinator, promet d’offrir la même qualité de recherche commerciale, avec le sourire numérique en plus, pour une fraction du tarif habituel.

L’IA n’a pas de costume trois pièces, mais elle risque bien de tailler un costard à tout le secteur du conseil.

Derrière le rideau, deux cerveaux éprouvés : Frederik Hansen (ex-Blackstone, cador des buyouts à milliards) et Søren Biltoft (ex-BCG, expert des audits d’une élitisme rare). Depuis septembre dernier, le duo, avec l’ingénieur Google Harshil Rastogi, a convaincu des mastodontes de la finance d’utiliser sa techno, et arraché cinq millions de dollars de financement au VC Damir Becirovic. Autant dire que leur pitch vaut de l’or.

Comment ça marche ? Au lieu d’envoyer des armées de consultants écumer les clients (équipe cravatée, PowerPoint prêt à dérouler…), DiligenceSquared fait mener les interviews par des agents vocaux IA. Oui, c’est bien une intelligence artificielle qui pose les questions qui fâchent aux clients de la cible. Et comme dans leurs cousins du secteur (Keplar, Outset, Listen Labs), sauf que la start-up promet une valeur ajoutée bien plus pointue — et pas seulement un remix de sondage B2B !

La cerise sur le gâteau ? L’analyse, vérifiée par de vrais consultants humains (pas jaloux, promis), revient à peine à 50 000 dollars, contre 500 000 à 1 million pour les stars de la stratégie classiques. Résultat : les fonds n’attendent plus d’être sûrs de faire une offre et font bosser DiligenceSquared dès les préliminaires de leurs deals. Une manière d’industrialiser l’intuition… avec un peu moins de slides et beaucoup plus de data créative.

Mais le chemin ne sera pas dénué d’embûches : l’ogre Bridgetown Research, fraichement auréolé de 19 millions de dollars pour accélérer la due diligence à la sauce IA, n’a pas dit son dernier mot. Bref, l’incertitude plane encore sur le futur du conseil – mais une chose est sûre, la prochaine grande « diligence » sera peut-être menée sans mallette ni tailleur, mais avec un prompt bien ficelé !

Conclusion pour les avocats et consultants un brin inquiets : il ne reste plus qu’à espérer que l’IA n’ait pas encore l’idée de faire… un robot déposeur de notes de frais !

Source : Techcrunch

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