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De la cave au cloud : Runpod, ou comment miner des pépites IA

« Derrière chaque grande plateforme tech, il y a deux amis dans un sous-sol qui espèrent surtout ne pas vexer leurs épouses. » Voilà qui résume assez bien l’incroyable succès de Runpod. Cette plateforme d’hébergement d’applications IA, née de cartes graphiques encombrantes et de rêves de fortune crypto, affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel à 120 millions de dollars. Comme quoi, l’histoire du garage à la licorne peut aussi commencer dans la cave… du New Jersey.

Tout commence avec deux développeurs, Zhen Lu et Pardeep Singh, qui, las d’attendre que leur hobby — le minage d’Ethereum — rembourse enfin leur investissement, se retrouvent avec un défi inattendu : comment expliquer à leurs conjointes que ces 50 000 dollars de cartes graphiques ne vont pas finir en presse-papiers ? Loin de se décourager, nos bricoleurs décident de recycler leur matériel. Adieu blockchain, bonjour intelligence artificielle !

À cette époque (on parle de l’ère pré-ChatGPT, autant dire la préhistoire IA), ils se frottent à un constat accablant : travailler avec des GPU, ce n’est pas glamour, c’est même franchement infernal. De ce désarroi technique naît Runpod, une plateforme dédiée aux devs qui veulent héberger leurs applis IA sans s’arracher les cheveux, ni souder eux-mêmes leurs serveurs dans leur cave.

Réussir dans la tech, c’est parfois surtout une question de timing, d’audace, et d’avoir de la place dans le sous-sol.

Les débuts ? DIY à tous les étages. Incapables de faire le moindre marketing (Reddit, meilleur ami des introvertis), ils proposent gratuitement leurs serveurs à des bêta-testeurs, récoltant conseils, bugs et premiers clients payants. En moins d’un an, ils génèrent 1 million de dollars de revenus et déclarent forfait côté salariat : Runpod devient bien plus qu’un passe-temps. Forcément, ça attire l’œil des investisseurs — d’abord repérés sur Reddit par une VC, puis rejoints par l’un des cofondateurs de Hugging Face… passé par leur chat support pour signaler un souci.

Pas question pour nos deux compères de laisser la croissance leur brûler les doigts. Plutôt que de courir les levées de fonds à tout va, ils préfèrent autofinancer l’aventure, faire des deals futés avec des data centers et, surtout, éviter la case « serveur qui fume dans le grenier ». Pas de dette, pas de tarif gratuit… mais une offre qui séduit : quand la mode de l’IA explose en 2024, l’effet boule de neige est immédiat. De 100k à 500k développeurs, de petits projets à des mastodontes du Fortune 500, tout le monde veut goûter à leur cloud sur-vitaminé.

Aujourd’hui, Runpod s’élance dans 31 régions, compte OpenAI, Perplexity, Wix ou encore Zillow parmi ses clients, et doit affronter une armée de concurrents massifs (AWS, Google, Microsoft en tête, mais aussi toutes les clouds « sorties du placard »). Leur différence ? Ne jamais perdre de vue le développeur, de Jean-Michel Notebook à l’architecte serveur de multinationales. Leur pari : que demain, coder, ce ne sera plus juste écrire du Python, mais aussi entraîner et piloter des IA aussi fidèles qu’un Roomba chargé à bloc.

Alors, Runpod : la preuve que la réussite commence là où les projets s’arrêtent souvent (« ma femme va me tuer si je ne rentabilise pas ce tas de ferraille ») et que dans la tech, il suffit parfois d’un peu de chaleur familiale… et de beaucoup de refroidissement pour GPUs.

En somme, Runpod nous rappelle que, quand tous les voyants sont au vert, mieux faut avoir la fibre… et la prise électrique.

Source : Techcrunch

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