« Les voitures autonomes ? Ce sont les seules qui me donnent encore moins la main que mon ex en soirée. » Bon, trêve d’intros, faisons chauffer les circuits et en route pour la valse folle de cette semaine dans l’univers merveilleux de la mobilité tech où Uber, Rivian, Nvidia et même Jeff Bezos tentent de pitonner le futur pendant que le commun des mortels essaie juste de ne pas rater son bus.
Uber est de retour dans la danse des véhicules autonomes, mais façon ninja invisible : on vend un bras (Uber ATG en 2020), on garde une main (en investissant un peu partout) et on finit par faire coucou dans tous les secteurs, des taxis sans conducteur aux robots-livreurs en passant par les drones. Désormais, c’est avec Rivian que la firme joue à « qui ira le plus loin sans passer par la case volant ? » : Uber mise 300 millions de dollars et s’offre 10 000 robotaxis R2 ultra-futés qui feront la tournée entre San Francisco et Miami en 2028, avec une option pour 40 000 de plus. Mais pour une fois, Uber ne fait pas que s’inviter à la table, elle s’assure la meilleure part du gâteau…
Mais, mais, mais… tout ça n’est pas si simple ! Rivian doit encore sortir son fameux R2 (le SUV, pas le robot bip bip de Star Wars), imaginer un cerveau sans pilote et, cerise sur la Tesla, finir de construire son usine en Géorgie. Ah, et il semblerait que la notion de « rentabilité en 2027 » soit passée à la trappe, sacrifiée sur l’autel de l’autonomie (pas celle du salarié, celle de la bagnole !). Le pari est donc risqué : Uber gère la playlist, Rivian doit livrer le dancefloor.
Dans l’univers de la mobilité, celui qui tient la route aujourd’hui risque d’être dépassé demain… sur une voie autonome.
Toujours dans le bal des milliardaires, Nvidia n’est pas en reste. L’entreprise fait claquer les partenariats à droite à gauche, vend son kit AV préféré – Nvidia Drive Hyperion –, et s’infiltre chez Hyundai, BYD, Geely, Nissan, GM, Mercedes-Benz et Toyota. On aurait presque envie d’inventer un label « Compatible Nvidia Inside » pour les capots ! Selon Jensen Huang, le célèbre boss à la veste en cuir, on vivrait maintenant l’instant ChatGPT version mobilité : « On sait conduire sans mains. » Reste à voir si les voitures savent aussi éviter les pizzas sur la route…
Et puisque les chiffres, c’est comme les roues, ça tourne, coup d’œil sur les autres deals flashy du moment : Advanced Navigation lève 110 millions en Australie, Arc Boat rame jusqu’à 50 millions, BusRight s’offre 30 millions pour mieux organiser vos trajets scolaires, et Amazon glisse Rivr – des robots livreurs spécialistes de la grimpette d’escaliers – dans son caddie. Même Jeff Bezos veut acheter de vieilles usines pour les booster à l’IA. Eh oui, l’ancienne économie, c’est maintenant le parfait starter-pack pour des robots qui bossent non-stop.
Côté faits divers, l’entreprise Intoxalock (respo des éthylotests connectés, ça ne s’invente pas) a eu un coup de boisson numérique : une cyberattaque bloque les autos de dizaines de milliers d’Américains, prouesse technologique ou immense gueule de bois collective ?
Pour finir en beauté, RJ Scaringe, papa de Rivian, s’interroge : pourquoi vouloir des robots qui font des saltos alors qu’il faut juste de bonnes mains ? Chez lui, la robotique de demain sera sans chichis : pas besoin de performance de gymnastique, mais un vrai coup de main pour l’industrie. Vous l’avez compris, tout ce bazar n’est finalement qu’une histoire… de bras (droits) et de menottes bien articulées !
Alors, dans le grand embouteillage du progrès, qui prendra le virage en drift et qui changera de roue… au dernier moment ? Autonomie rime avec galanterie… mais surtout avec « qui va recharger la batterie ? »
Source : Techcrunch




