Ai brain inside a lightbulb illustrates an idea.

Credits image : Omar:. Lopez-Rincon / Unsplash

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Qui contrôlera la couche d’intelligence artificielle de l’entreprise : géants de l’interface ou architectes silencieux ?

Qui dominera l’intelligence artificielle d’entreprise : les géants des interfaces, ou les architectes de l’ombre qui tissent les connexions invisibles ? Alors que Microsoft, Google, OpenAI et Anthropic se livrent une bataille féroce à coups d’assistants IA intégrés dans la suite bureautique, une autre guerre – plus silencieuse mais tout aussi décisive – se joue en coulisses. Faut-il vraiment porter toute son attention sur le chatbot que l’on voit, ou bien sur la couche d’intelligence qui relie discrètement données, modèles et applications ?

L’entreprise Glean a fait un choix audacieux : ne plus rivaliser sur l’interface visible, mais bâtir la “couche d’intelligence” cachée. Son pari est clair : dans un monde où chaque grande entreprise déploie des IA “génériques”, qui prendra en charge la connaissance intime des flux, des données et des droits d’accès propres à chaque organisation ? Le fondateur, Arvind Jain, prévient : “Les grands modèles de langage sont puissants, mais ils ignorent tout de vos personnes, de vos processus, de vos produits.” N’est-ce pas là le maillon manquant dans la course à l’adoption massive de l’IA en entreprise ?

En effet, Glean est passé de la promesse d’un “Google interne” à celle d’être le chef d’orchestre des mille et une API, droits, et modèles qui composent la réalité de l’IA professionnelle. Mais cette approche peut-elle vraiment faire la différence face à la concentration des plateformes, ou bien risque-t-elle de rester invisible, reléguée au rang de sous-traitant stratégique ?

Dans la guerre des IA d’entreprise, la bataille se joue peut-être autant sur les fondations invisibles que sur l’interface que tout le monde voit.

Pourtant, c’est bien sur ces fondations que tout se joue. Première brique, l’accès à plusieurs modèles : Glean permet de combiner ou d’alterner entre ChatGPT, Gemini, Claude, etc., selon les besoins et les évolutions du marché. Est-il judicieux de n’être dépendant que d’un seul fournisseur de modèle ? Deuxième élément : les connecteurs, qui plongent profondément dans Slack, Jira, Google Drive ou Salesforce pour cartographier et faire circuler les informations entre systèmes – et, surtout, permettre aux agents IA d’agir dedans. Enfin, ultime rempart, la gouvernance : comment garantir que seuls les bons collaborateurs accèdent aux bonnes données, que les réponses soient sourcées, et qu’aucune information sensible ne s’échappe par mégarde ? La question de la confiance, à l’heure des “hallucinations” de l’IA, devient aussi cruciale que la performance technique.

On comprend alors pourquoi Jain considère Microsoft ou Google non comme des adversaires, mais, dans l’idéal, comme des partenaires. Mais combien de temps cette complémentarité peut-elle subsister lorsque les grandes plateformes cherchent à contrôler l’intégralité de la chaîne, de l’interface jusqu’aux connecteurs ? Dès lors, le pari d’une couche d’intelligence “neutre” a-t-il des chances face à la tentation du “tout intégré” incarnée par Copilot ou Gemini ?

Les investisseurs, pour leur part, semblent séduits : Glean a récemment bouclé une levée record de 150 millions de dollars, portant sa valorisation à 7,2 milliards. Un signal fort, alors que l’entreprise affirme pouvoir croître rapidement sans exiger les budgets pharaoniques de calcul des laboratoires d’IA. Mais l’avantage est-il durable, alors que Microsoft et Google ont déjà la main sur la plupart des flux et outils du quotidien en entreprise ?

Finalement, la question demeure : à l’heure où les plateformes aspirent à tout intégrer, les entreprises préféreront-elles rester libres – quitte à faire confiance à une nouvelle génération de “tisserands” comme Glean – ou accepter la sécurité d’un assistant verticalisé, mais potentiellement verrouillé ?

Source : Techcrunch

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