« L’intelligence artificielle, c’est un peu comme un bon curry : il faut la bonne recette, de bons ingrédients, et surtout… beaucoup de main d’œuvre derrière les fourneaux ! »
Et justement, dans la cuisine mondiale de l’IA, c’est Deccan AI qui vient de jeter un joli pavé dans la marmite : cette jeune pousse, fondée en octobre 2024, vient de lever 25 millions de dollars pour assaisonner l’après-entraînement des modèles d’IA. Leur astuce ? Faire mijoter tout ça grâce à une armée de cerveaux indiens, véritables Masterchefs du feedback, du coding et de l’évaluation d’algorithmes. Si OpenAI et Anthropic bâtissent la base du gâteau, Deccan s’occupe de la cerise, du glaçage, et surtout de la dégustation.
Derrière cet investissement, on retrouve les chaperons de la tech A91 Partners, Susquehanna International Group, et Prosus Ventures, bien décidés à goûter au banquet de l’IA qui grandit à vue d’œil. Pendant que les géants s’inquiètent de la température du four (et rêvent de fiabilité dans le monde réel), Deccan s’est taillée une place de choix pour faire monter les modèles en gamme. Leur créneau : aider les IA à mieux coder, mieux interagir avec des APIs (coucou ChatGPT, tu veux jouer avec Google Maps ?), ou devenir des as de la robotique.
Le menu est servi à des clients aussi prestigieux que Google DeepMind ou Snowflake, avec quelque 10 projets actifs en permanence et une équipe qui mélange 125 salariés et… tenez-vous bien, plus d’un million de contributeurs – étudiants, experts, doctorants, et quelques as du clavier nocturnes (vous aussi, vous codez en pyjama ?). Certains gagnent jusqu’à 7 000 $ par mois – de quoi s’acheter pas mal de doses de caféine.
Deccan a choisi de miser sur l’expertise made in India pour élever le niveau de l’IA… car, en cuisine comme dans l’IA, c’est la sauce locale qui fait toute la différence.
Ce n’est pas juste une question de prix ou de délocalisation classique : Deccan insiste sur la qualité d’exécution « made in Hyderabad », là où leurs concurrents chassent les profits dans plus de 100 pays à la fois. Selon le fondateur Rukesh Reddy, centraliser en Inde permet de garder le contrôle sur chaque grain de data épicé et d’assurer que la recette ne tourne pas au vinaigre.
Mais attention, tout n’est pas (encore) rose dans le monde merveilleux du data labeling : malgré l’embellie, le secteur traîne avec lui des casseroles sur les conditions de travail. Deccan rassure : ses top contributeurs sont choyés et bien payés — du moins ceux qui décrochent les gros contrats. Dans cette compétition effrénée, la vraie star, ce n’est plus la quantité de données, mais leur qualité. Un faux pas ou une épice mal dosée, et c’est tout un modèle d’IA qui perd sa saveur en production.
En restant focalisée sur le marché indien, Deccan symbolise la nouvelle place de l’Inde, plus que jamais fournisseur officiel d’huile de coude (et de ligne de code) pour les géants américains. L’Inde ne crée pas les modèles révolutionnaires, mais sans son armée d’experts, l’IA aurait encore un sérieux goût de pâté industriel.
Alors, la prochaine fois que votre assistant IA répond en moins d’une seconde à votre demande de résumé, n’oubliez pas : derrière les robots, il y a toujours quelques bipèdes surdoués… Ça donne à réfléchir, non ? Quand on parle d’entraînement d’IA, l’Inde ne manque visiblement pas d’assaisonnement. L’avenir du deep learning ? Peut-être bien d’un bon curry… algorithmique !
Source : Techcrunch




