« Il vaut mieux prévenir que guérir… et parfois, il vaut aussi mieux mesurer que supposer ! » Voilà une devise qui pourrait bien être tatouée sur le cerveau d’Antonio Forenza, ancien boss de la R&D chez Rakuten Symphony et désormais chasseur de stress professionnel. Après avoir perdu 18 kilos grâce à sa fidèle Apple Watch, Forenza s’est mis à rêver d’un gadget capable, non pas de compter ses pas, mais de chasser ses tracas.
Car oui, compter les calories c’est bien, mais compter les crises d’angoisse, c’est encore mieux (dites-le à votre diététicien, juste pour voir). En bon ingénieur, Forenza s’est donc posé LA question qui change tout : pourquoi les montres connectées savent tout sur notre cœur mais rien sur l’état de notre cerveau en mode cocotte-minute ?
Après une plongée dans les abysses de l’électroencéphalogramme (EEG, pour les intimes), ce vieux complice des neurologues, Forenza s’est mis à bricoler un accessoire à accrocher derrière l’oreille… Non, ce n’est pas une nouvelle mode pour flemmards au rayon airpods, mais bien Awear : un mini espion de nos ondes cérébrales, qui communique ensuite avec une appli dotée d’un coach IA prêt à vous aider à dompter votre stress avant qu’il ne vous dompte vous.
Un gadget sur l’oreille pour garder la tête froide… mais sans faire de bruit !
L’idée ? Mesurer les fameuses ondes bêta – celles qui s’emballent quand on est à deux doigts de crier sur son ordinateur ou d’assommer la machine à café. Parce que notre cerveau, rusé comme il est, adore nous faire croire que tout va bien alors qu’on est en mode « combattre ou fuir » non-stop, ce qui finit souvent en burn-out, insomnie ou abonnement au yoga (non remboursé par la Sécu, dommage !).
Fort de ses compagnons data scientists et ingénieurs biomédicaux, Forenza a transformé sa trouvaille en startup, Awear, qui s’est déjà taillé un joli succès lors du concours TechCrunch Disrupt 2025, devant une horde de geeks survoltés (eux aussi sûrement à surveiller niveau stress…). Bonus : Stanford teste carrément le bidule sur les patients seniors pour éviter post-op confusions. Côté business, Awear vise toutefois Monsieur et Madame Tout-le-monde, bientôt aussi équipés que James Bond mais pour une mission : garder le moral.
Côté sous, la startup a déjà séduit quelques investisseurs malins (Hustle Fund, Niremia Collective et autres habitués des manifs anti-burn-out) et prépare une levée de fonds digne de Wall Street. Pour les early adopters – alias les stressés qui n’ont pas peur d’être cobayes – le ticket d’entrée est fixé à 195 $, appli à vie comprise (pour une vie zen, on l’espère !).
La suite ? Un Kickstarter finement orchestré pour transformer les stressés de l’open space en légion d’Awear-addicts. Antonio résume la strat’ d’un air malicieux : « Ça a marché pour Peloton et Oura, pourquoi pas pour le stress ce coup-ci ? » On attend avec impatience le moment où mesurer son stress sera aussi banal que vérifier son nombre de pas… et certes, beaucoup plus utile les jours de réunions en visio.
Après tout, avec Awear, bientôt, on pourra dire : « Pas de stress, j’ai la puce à l’oreille ! »
Source : Techcrunch




