Le monde de la réalité augmentée s’apprête-t-il à basculer avec le nouveau pari de Snap ? La société derrière Snapchat relance aujourd’hui son ambition de lunettes intelligentes avec une annonce de partenariat qui intrigue : pourquoi s’associer à Qualcomm et quel impact cela aura-t-il sur le marché des wearables ? Qui a vraiment intérêt à porter des lunettes AR en 2026 ?
Après de longues années de tâtonnements, et même la création d’une filiale dédiée, Specs, Snap semblait perdre de sa vigueur, notamment suite au départ inattendu de Scott Myers, ancien SVP, en février 2026. Cette rupture brutale avec la direction, due à une mésentente avec le PDG Evan Spiegel, n’a-t-elle pas failli compromettre l’avenir des Spectacles ? Est-ce que ce changement de leadership n’est qu’un épisode dans la tumultueuse histoire des Specs, ou le signe d’un malaise plus profond chez Snap ?
Mais voilà que la collaboration annoncée avec Qualcomm ramène Snap sur le devant de la scène. Faut-il y voir une simple promesse marketing ? Les Specs de Snap seront en effet propulsées par les puces Snapdragon XR du géant américain, spécialement conçues pour la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Est-ce suffisant pour faire décoller enfin le produit, après l’échec cuisant de son dernier modèle grand public en 2019 ? Qui, aujourd’hui, est prêt à dépenser pour ces lunettes, alors même qu’elles sont encore réservées aux développeurs ?
L’avenir de la réalité augmentée semble dépendre non seulement de la technologie embarquée, mais aussi de l’adoption par un large public — un pari loin d’être gagné.
Snap et Qualcomm annoncent une stratégie sur plusieurs années. Intelligence artificielle embarquée, graphismes de pointe et expériences collaboratives en réalité augmentée sont au programme, mais la réalité tiendra-t-elle ces promesses ? Spiegel, CEO de Snap, veut rassurer : ce partenariat doit « servir de fondation solide pour pousser la technologie plus loin et convaincre développeurs et consommateurs ». Pourtant, existe-t-il un réel appétit chez les utilisateurs ou les développeurs pour ce genre d’appareil ?
Pour l’instant, les Specs sont uniquement accessibles aux créateurs avides d’expérimenter de nouveaux usages. Est-ce que cette stratégie permettra, à terme, d’engendrer un écosystème suffisamment attractif pour le lancement grand public prévu plus tard dans l’année ? Ou bien Snap prend-il le risque de revivre les erreurs du passé, misant sur une technologie trop en avance sur son temps ?
À l’heure où la concurrence fait rage dans le secteur des objets connectés, la question reste en suspens : Snap et Qualcomm sauront-ils enfin transformer l’essai, ou les lunettes Specs seront-elles condamnées à rester un doux rêve de visionnaires ?
Source : Techcrunch




